Exposition

Filiations, l’exposition de Michel Nedjar

Publiée le : , dernière mise à jour : 29.09.2021

Le Domaine départemental de Chamarande accueille jusqu'au 9 janvier l’œuvre pluriel de Michel Nedjar. Le Département de l’Essonne reste fidèle à la ligne qui fonde l’identité artistique du lieu : faire entrer en résonance la force du site historique et l’univers singulier d’un artiste. Découverte.

Avec Madeleine Lommel et Claire Teller, Michel Nedjar fonde en 1982 l’Aracine, association qui entend pallier le vide laissé en France par l’expatriation à Lausanne de la Collection d'art brut. Ensemble, ils créent la plus importante collection française du genre, dont ils feront don au LaM (Lille Métropole Musée d’art moderne) en 1999. Cette dernière était la première collection publique d'art brut en France, mais également la première intégration d'oeuvres d'art brut à la collection d'un musée d'art moderne et contemporain.

Depuis lors, Michel Nedjar, en compagnie de Marcus Eager, continue de parcourir le monde à la découverte d’oeuvres d’artistes autodidactes, dont certaines ont fait l’objet d’un don au LaM (2016-2017), dans le sillage de l’Aracine. En 2021, l’artiste partage avec les visiteurs le basculement qu’il connait au milieu des années 2000 entre une première période, sombre et triste, et une seconde période, plus lumineuse voire solaire. Son exposition "filiation" est à découvrir au Domaine départemental de Chamarande jusqu'au 9 janvier.

La vie n'est pas un long fleuve tranquille…

Depuis près de cinquante ans, Michel Nedjar se remet sans cesse en question et s’interroge sur l’acte de création, à la lisière entre l’art dit "brut" et celui dit "contemporain". Grand voyageur, créateur et collectionneur d’objets, cet iconoclaste a noué des liens nombreux et multiples avec des auteurs d’art brut et leurs œuvres.

L’exposition "Filiations" se présente en deux temps : la première partie dite "sombre", dessinée par Marcus Eager et Michel Nedjar lui-même, se déploie au sein du château. Elle explore l’univers de l’artiste, de ses premières créations au début des années 1970 jusqu’à ses œuvres les plus récentes, et donne à voir le tournant qu’il opère au milieu des années 2000 avec la création des Poupées Pourim à l’occasion d’une commande du musée d’art et d’histoire du Judaïsme.

La phrase "Penser c’est broder le fil de nos idées" de l’artiste brut Jean Perdrizet constitue le fil d’Ariane du projet écrit par Savine Faupin, conservatrice en chef en charge de l’art brut et commissaire de ce second volet dans l’orangerie. Cette partie entend faire découvrir un extrait de la collection d’art brut conservée au LaM (Lille Métropole Musée d’art moderne) implanté à Villeneuve d'Ascq, en proposant une mise en regard, simple et poétique, avec celui présenté au château.