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Santé - Social

La tuberculose

Médecins analysant une radio des poumons

La tuberculose est la deuxième maladie infectieuse au monde après le SIDA. En France, on constate 10 cas de tuberculose pour 100 000 habitants. La tuberculose est responsable d’environ 700 décès par an. Cette maladie est un problème de santé publique qui s’étend avec l’apparition de formes résistantes aux traitements.

En France, la maladie est à déclaration obligatoire (DO), ce qui permet la mise en place d’une enquête et de tests de dépistage dans l’entourage du patient.


Historique

La tuberculose est une infection très ancienne : sa présence a pu être identifiée sur des momies égyptiennes datées de 1250 à 1000 ans avant JC. C’est Robert KOCH qui a découvert en 1882 l’agent causal : mycobactérium tuberculosis, dit bacille de Koch (BK).

La maladie

Cette maladie infectieuse peut atteindre tous les organes, mais le plus souvent elle se localise aux poumons. Seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse. La contamination se fait par voie aérienne, par inhalation de bacilles présents dans la salive (expectorations, postillons, crachats). Il faut un temps d’exposition au risque, étroit et prolongé dans un lieu fermé.

Les signes sont variables d’une personne à l’autre, ils sont peu spécifiques et dépendent de la localisation de la maladie. On peut retrouver : toux, fièvre persistante, fatigue, sueurs nocturnes, amaigrissement, du sang dans les crachats… Il faut alors consulter un médecin qui décidera des examens nécessaires.


Le diagnostic

Il est établi par le médecin grâce à des examens complémentaires.
Pour la tuberculose pulmonaire : test intradermique à la tuberculine, radiographie pulmonaire, examens de crachats, fibroscopie bronchique avec recherche de BK, scanner thoracique éventuellement…

Pour les formes extra pulmonaires : le BK doit être recherché dans d’autres prélèvements (urines, plèvre, ganglions, abcès…) et mis en culture.


Le traitement

Il comprend 3 ou 4 antibiotiques spécifiques. Il est efficace s’il est pris dans sa totalité, c’est à dire tous les jours, à jeun, pendant 6 mois minimum. Dans la majorité des cas un diagnostic précoce et un traitement bien suivi permettent une guérison sans séquelle.

L’OMS attire l’attention sur l’apparition de formes multi résistantes. Elles sont exceptionnelles en France. Mais cette situation demande, au niveau mondial, un renforcement massif et rapide de la lutte antituberculeuse.


Moyens

L'histoire de la lutte contre la tuberculose est ancienne. Les premiers dispensaires ont été créés par les bureaux de bienfaisance ou par des associations charitables. Ils devaient à l’origine permettre aux plus défavorisés de recevoir les secours de la médecine.

Ces centres médicaux se sont multipliés au cours du 19ème siècle et ont été ouverts à un large public. Leur création a facilité la prévention et la prophylaxie de fléaux sociaux tels la tuberculose.

La Loi BOURGEOIS de 1916 a permis de développer des établissements appelés dispensaires anti-tuberculeux qui sont chargés du dépistage précoce de la tuberculose, de la protection de l’entourage et de l’aide sociale aux malades.

Depuis 1999, les dispensaires sont appelés dans l’Essonne, Centres Départementaux de Prévention et de Santé (CDPS). Ils mettent en œuvre les mesures de prévention et de dépistage autour d’un cas.


Que se passe-t-il lorsque le médecin fait un diagnostic de tuberculose ?

Devant un cas de tuberculose, le médecin déclarant envoie conjointement une Déclaration obligatoire (DO) à la Direction Des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) et informe le Centre de lutte antituberculeux (CLAT) en adressant un Signalement immédiat de tuberculose (SIT). Celui-ci permet aux équipes des CDPS d’établir une liste de personnes en contacts étroits et réguliers, afin d'organiser les mesures de dépistage.
Les personnes contacts bénéficient d’un suivi médical pendant plusieurs mois qui consiste en :

 - un test intradermique à la tuberculine (tubertest*),

- une radiographie pulmonaire,

- une consultation avec un pneumologue.

Toutes ces démarches nécessitent une étroite collaboration entre les différents services et partenaires (médecins de ville, médecins hospitaliers, personnels des CDPS, DDASS, éducation nationale, médecins du travail…) pour que le suivi des personnes contact puisse être précoce et le plus efficace possible.

Des dépistages radiologiques sont effectués régulièrement dans les foyers d’hébergement à l’aide d’un camion aménagé d’une salle de radiographie. D’autre part, au centre pénitentiaire de Fleury Mérogis, dans le cadre de la lutte contre la tuberculose, la réglementation demande qu’une radiographie soit réalisée à tout entrant.

Ces mesures permettent de dépister chaque année de nouveaux cas de tuberculose et de soigner au plus tôt les personnes infectées et ainsi, de limiter la transmission de la maladie, et de retrouver un agent contaminateur, si possible.

Le Conseil général prend en charge les mesures de dépistage et de suivi, voire dans certains cas les traitements.

Repères


• En 2007, 192 cas de tuberculose ont été déclarés sur le département.
• Les équipes du CDPS dépistent aussi systématiquement tous les détenus du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis. 10 cas de tuberculose maladie y ont été découverts en 2007.

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