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Le droit à  l'IVG renforcé

Femme prenant une pillule

L'interruption volontaire de grossesse par voie médicamenteuse peut désormais être pratiquée dans les 29 centres de planification et d'éducation familiale de l'Essonne.

A partir de la rentrée, les femmes essonniennes qui souhaitent bénéficier d'une interruption volontaire de grossesse (IVG) auront le choix : s'adresser à  un service hospitalier, un médecin de ville conventionné ou, désormais, un des 29 centres de planification et d'éducation familiale (CPEF) du département, dont vous trouverez les coordonnées sur ce site, à  la rubrique "Les annuaires".

Le Conseil général a en effet autorisé ces structures à  pratiquer des IVG par voie médicamenteuse, technique réservée jusqu'à  présent aux hôpitaux ou aux médecins de ville. Cette méthode, sûre et efficace, nécessite deux prises de pilules à  48 heures d'écart, sans anesthésie ni intervention chirurgicale. Elle est remboursée par la Sécurité sociale. Mais attention : elle doit être réalisée au plus tard sept semaines après les dernières règles.

Délais raccourcis et suivi de proximité


Principaux avantages de cette pratique en CPEF : des délais raccourcis - aujourd'hui, l'attente pour une IVG en milieu hospitalier peut aller jusqu'à  3 semaines au lieu des 5 jours préconisés par la Haute Autorité de la Santé -, la proximité et la facilité d'accès de ces centres, gratuits et répartis sur l'ensemble du territoire, et enfin, la qualité de la prise en charge.

Chaque CPEF dispose en effet d'une équipe de professionnels (médecins, infirmières, conseillères conjugales et familiales) spécifiquement formée pour répondre à  cette demande et accompagner les femmes dans leur démarche, en respectant leur choix et en leur proposant un entretien psycho-social, ainsi qu'un suivi ultérieur de la contraception. Les médicaments en revanche ne peuvent être délivrés que par un médecin ou une sage-femme du centre conventionnés.

Fermeture massive de centres IVG


Avec cette nouvelle possibilité offerte aux femmes essonniennes, le Conseil général a voulu soutenir le droit à  l'avortement, reconnu par la loi Veil en 1975 mais aujourd'hui mis à  mal par la fermeture massive de centres IVG au cours de ces dernières années. Le nombre de ces centres en Ile-de-France est en effet passé de 176 à  126 en six ans, soit 2 800 places en moins sur une seule année !

Or, le taux de recours à  l'IVG en Ile-de-France reste stable et supérieur à  la moyenne nationale : environ 1 IVG pour 3 naissances. Résultat : les services hospitaliers pratiquant l'interruption de grossesse sont saturés. Et les femmes les plus jeunes et les plus démunies, qui n'ont souvent pas accès à  la médecine de ville, sont les premières victimes de cette situation : grossesses non désirées, dépassement des délais légaux...

Désormais, elles pourront s'adresser directement au centre de planification et d'éducation familiale le plus proche de leur domicile, sans passer par l'hôpital ou un cabinet médical. Le Conseil général estime qu'une centaine de femmes essonniennes pourraient avoir recours à  cette possibilité chaque année à  partir de l'automne prochain.

Date de création : 16 06 2010
Dernière mise à  jour : 12 07 2010

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