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La maison de retraite à 60 euros par jour

Jean-Vincent Placé, vice-président de la Région et sénateur de l’Essonne, Jérôme Guedj et Pascal Noury, maire de Morangis

Jean-Vincent Placé, vice-président de la Région et sénateur de l’Essonne, Jérôme Guedj et Pascal Noury, maire de Morangis.

À Morangis, une maison de retraite médicalisée 100% publique et 30% moins chère que ses homologues privées sort de terre. La première d’une série de nouveaux établissements qui seront construits dans le cadre d’un "service public départemental des maisons de retraite", lancé par le Conseil général de l’Essonne.

Casques blancs vissés sur la tête, les "officiels" plongent chacun à leur tour une truelle dans le ciment fraisce vendredi 25 novembre à Morangis, et dressent en quelques minutes un premier pan de mur : celui de la future maison de retraite de la ville. Une façon symbolique de lancer la construction de ce nouvel Ehpad, mais aussi d’apporter chacun sa pierre à l’édifice d’un service public inédit en France, créé par le Conseil général de l’Essonne le 17 octobre dernier sous la forme d’un établissement public départemental autonome de gestion de maisons de retraite médicalisées.“Aujourd’hui, ce n’est pas seulement la pose de la première pierre de l’Ehpad de Morangis, c’est aussi le démarrage d’un service public départemental des maisons de retraite en Essonne”, souligne le président du Conseil général Jérôme Guedj, entouré notamment de Jean-Vincent Placé, vice-président de la Région Île-de-France et sénateur de l’Essonne, et de Pascal Noury, maire de Morangis.

Un chiffre, repris par tous les médias nationaux depuis quelques semaines, a attiré une foule de micros et de caméras sur le chantier : la future maison de retraite de Morangis proposera des places à “60 euros par jour”. La facture paraît bien légère comparée aux 73 euros par jour déboursés en moyenne dans une maison de retraite médicalisée française et surtout aux 100 euros réclamés par certains établissements privés! Pendant ce temps, le montant moyen de la retraite atteint lui péniblement les 1500 euros parmois. Cherchez l’erreur... “Les établissements comme celui de Morangis constitueront une alternative aux maisons de retraite privées, qui sefont beaucoup d’argent sur le dos des retraités et de leurs familles”, dénonce Jean-Vincent Placé.

Mais attention : "Il ne s’agit pas de construire des maisons de retraite low cost ! insiste Pascal Noury. Les structures et les prestations proposées aux résidents seront les mêmes que dans les autres maisons de retraite." À savoir, dans le cas de l’Ehpad de Morangis, 103 places destinées aux personnes âgées autonomes ou dépendantes, réparties entre hébergement permanent, pôle d’activité et de soins adaptés pour les malades d’Alzheimer, hébergement temporaire et accueil de jour. Les résidents auront aussi accès à un espace salon, une salle à manger, un salon de coiffure ou bien encore une salle d’arthérapie. Le tout pour un tarif journalier que le département et ses partenaires ont réussi à ramener très précisément à 56,62 euros pour les futurs résidents de Morangis. Comment? Grâce à un savant montage financier mené entre la ville de Morangis - qui a cédé le terrain à un moindre coût -, le Conseil général, la Région, l’Agence régionale de santé, Vinci Construction France et un bailleur social, Axantia. “À la findes travaux, la société Axantia va devenir propriétaire des locaux.

L’Ehpad sera locataire ce qui permettra de ne payer qu’un loyer et de réduire les charges”, explique Fatima Pinlong, chef du service des établissements sociaux et médico-sociaux au département. La gestion, 100% publique, sera ensuite assurée par l’établissement public départemental autonome, créé par le Conseil général en octobre dernier. La maison de retraite de Morangis devrait être achevée en mars 2013 et accueillir dans la foulée ses premiers résidents. D’ici là, deux autres projets d’Ehpad à 60 euros auront été lancés à Courcouronnes et aux Ulis. Objectif du département : proposer à terme 1000 places en maisons de retraite publiques sur toute l’Essonne.

1 000

C’est le nombre de places qui seront proposées à terme par le réseau de maisons de retraite publiques de l’Essonne.

2200 € par mois.

C’est aujourd’hui le coût moyen d’une maison de retraite médicalisée en France. Et c’est souvent plus en Île-de-France.

Date de création : 25 01 2012
Dernière mise à  jour : 25 01 2012