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Santé Social

Consultation de dépistage anonyme et gratuit : Sida, Hépatites B et C

Consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) : détection du VIH/SIDA, des hépatites B et C, de la syphilis.

Médecin effectuant une prise de sang

 

La consultation de dépistage anonyme et gratuit

Les centres départementaux de prévention et de santé (CDPS) assurent des consultations de dépistage anonyme et gratuit avec ou sans rendez-vous tout au long de l’année. Ces consultations sont ouvertes à toute personne de 15 ans et plus.

La consultation anonyme et gratuite se déroule en 3 temps :

  • Un premier entretien avec un médecin permettant d’échanger sur les prises de risques, de répondre aux questions et de prescrire un ou des tests de dépistage en fonction des risques pris. Si la prise de risque est inférieure à 48 h, le médecin peut orienter la personne vers l'hôpital pour un traitement d'urgence ;
  • Une prise de sang effectuée par un(e) infirmier(ère). Il n’est pas nécessaire d’être à jeun ;
  • Une remise du résultat une semaine après lors d’un deuxième entretien avec le médecin. Lorsqu'un résultat est positif, la personne bénéficie d'un accompagnement vers une prise en charge par un établissement de soins spécialisés ou par le médecin traitant selon le choix de la personne.

Où réaliser une consultation de dépistage anonyme et gratuit ?

Ces consultations sont assurées au sein des 4 CDPS du territoire essonnien mais également, pour plus de proximité, dans de nombreux lieux de consultations extérieures. Consultez les coordonnées des CDPS et des lieux de consultations extérieures.

Et aussi...

Votre médecin, votre gynécologue peuvent également vous prescrire un dépistage. Le test de dépistage des différentes infections est alors à effectuer dans un laboratoire médical. Il est pris en charge à 100% par l'assurance maladie sur prescription médicale.

 

EN SAVOIR PLUS SUR...

 

Le VIH/SIDA

Entre 1981 et 2011, 85 000 personnes ont développé le SIDA. Le virus se transmet pour 60% des cas lors de rapports hétérosexuels, pour 39% des cas lors de rapports homosexuels et 1% des cas lors des injections de drogues. La discrimination est encore trop présente vis-à-vis des personnes séropositives ou malades.

Modes de contamination :

  • par voie sexuelle : rapports sexuels non protégés (y compris les fellations)
  • par voie sanguine :
    • usage de drogue par voie veineuse ou nasale (partage de matériel : seringues, pailles pour sniffer)
    • partage de rasoir, de brosse à dents 
    • tatouages, piercing, acupuncture sans matériel à usage unique
    • soins non sécurisés
  • Transmission mère-enfant lors de la grossesse ou pendant l’accouchement

A noter : la femme est plus vulnérable que l'homme à la transmission du virus. la transmission par rapport homosexuel est à nouveau en augmentation.

Symptômes : aucun

Prévention : 

  • Il n’existe pas de vaccin
  • Usage du préservatif masculin et féminin
  • Eviter le partage de brosse à dent, rasoir
  • Usage unique ou personnel de matériels d’injections ou de tatouage/piercing 


Traitement :
Des traitements existent mais ils ne permettent pas la guérison.

Evolution de la maladie :
lorsque la maladie est déclarée, aucune guérison n'est possible à l'heure actuelle, Les traitements disponibles ralentissent son évolution. Le sida devient alors une maladie chronique nécessitant un suivi régulier.

Les questions les plus fréquemment posées lors du dépistage du Sida

"Est ce que ça se voit lorsqu'on a été contaminé par le virus du Sida ?"
Une personne infectée par le VIH, ne présente pas de signes physiques caractéristiques. Seuls des examens biologiques permettent de découvrir la séropositivité. Cette personne est pourtant contagieuse pour son/sa/ses partenaire(s) si elle a des rapports sexuels non protégés ou mal protégés.

"Existe-il une transmission du virus par les rapports sexuels oro-génitaux non protégés (fellation, cunnilingus) ?"
Oui même si le risque est faible. La contamination peut se faire par contact des secrétions sexuels avec la muqueuse buccale.

"Peut-on être contaminé par le VIH/Sida au premier rapport sexuel non protégé ?"
Oui, mais la transmission n'est pas systématique.

"Peut-on être contaminé par contact avec le sang d'une blessure ?"
La peau saine fait barrage à la transmission du virus.

"L'échange de matériel contaminé pour usage de drogues est-il à risque ?"
Le partage d'une seringue ou d'une paille pour le sniff entraînent un risque important de transmission.

"Et les piercings et tatouages ?"
 Avec du matériel stérile et à usage unique, le risque est nul. "La transmission de la mère à l'enfant est-elle systématique ?" Non, la grossesse, l'accouchement et l'allaitement comportent des risques de transmission du virus à l'enfant mais les traitements ont considérablement réduit ces risques (environ 2% de risque)

"Y a-t-il un risque en s'embrassant ?"
Non, aucun cas de contamination par la salive n'a été constaté.

"La piqûre de moustique présente-t-elle un risque de transmission ?"
Non, parce que le VIH/SIDA contrairement à d'autres maladies (paludisme) ne contamine pas les glandes salivaires du moustique.

L'hépatite B

L'hépatite B est un problème de santé publique avec en France environ 200 000 à 280 000 personnes porteuses du virus. Parmi elles, nombreuses sont les personnes qui ignorent leur contamination.

Modes de contamination :

  • par voie sexuelle : rapports sexuels non protégés (y compris les fellations)
  • par voie sanguine :
    • usage de drogue par voie veineuse ou nasale (partage de matériel : seringues, pailles pour sniffer)
    • partage de rasoirs, de brosses à dents
    • tatouages, piercing, acupuncture sans matériel à usage unique
    • soins non sécurisés
  • Transmission mère-enfant lors de la grossesse ou pendant l’accouchement


A noter : le virus de l’hépatite B est l’infection sexuellement transmissible la plus contagieuse, jusqu’à 100 fois plus que le VIH/SIDA. La transmission par la salive n’est pas prouvée même si le virus y est présent.

Symptômes :
Aucun dans la plupart des cas, éventuellement une fatigue intense de la fièvre, des courbatures, une perte d’appétit,...

Prévention :

  • 1 vaccin (3 injections) existe, il est remboursé par la Sécurité sociale
  • usage de préservatifs masculins et féminins
  • éviter le partage de rasoir, de brosse à dent  
  • usage unique ou personnel de matériels d’injections ou de tatouage/piercing


Traitement :
Lorsque l’hépatite devient chronique, il existe des traitements qui font baisser la charge virale mais ne permettent pas la guérison (sauf exception).

Evolution de la maladie :

  • hépatite aigue : guérison avant 6 mois dans 9 cas sur 10 chez l’adulte
  • hépatite chronique : survient dans un cas sur 10 après 6 mois. Cette forme peut être évolutive et entraîner une cirrhose, voire un cancer du foie.
  • hépatite fulminante : survient dans 1 cas sur 1000 et conduit à la destruction totale du foie. Pour éviter le décès, une greffe du foie rapide s'impose alors. 

 

L'hépatite C

En France, on estime à environ 400 000 le nombre de personnes porteuses et à 4 000 le nombre de nouveaux cas d’infection par an. (Institut Pasteur). L'hépatite C est une maladie grave du fait de son passage fréquent à la chronicité dans 8 cas sur 10.

Modes de contamination :

  • par voie sanguine :
    • partage de matériel d’injection (seringues)
    • partage de rasoirs, brosses à dents
    • tatouages, piercing, acupuncture sans matériel à usage unique
    • soins non sécurisés
  • lors de rapports sexuels avec présence de sang (ex : rapports violents)
  • Transmission mère-enfant lors de la grossesse ou pendant l’accouchement

Symptômes :
Aucun dans la majorité des cas, éventuellement une fatigue intense de la fièvre, des courbatures, une perte d’appétit,… 

Prévention : 

  • Il n’existe pas de vaccin - Usage du préservatif masculin et féminin
  • Eviter le partage de brosse à dent, rasoir
  • Usage unique ou personnel de matériels d’injections ou de tatouage/piercing

Traitement :
Il existe des traitements permettant une guérison dans 60 à 80% des cas.

Evolution de la maladie :
Passage à la chronicité dans 8 cas sur 10. La forme chronique peut être évolutive et entraîner une cirrhose, voire un cancer du foie dans 30% des cas

La syphilis

Modes de contamination :

  • lors de rapports sexuels non protégés
  • Transmission mère-enfant lors de la grossesse ou pendant l’accouchement

Symptômes :
Apparition de chancre au premier stade.

Prévention :

  • Il n’existe pas de vaccin
  • Usage du préservatif masculin et féminin

Traitement :
Il existe un traitement (1 à 3 injections d'antibiotique) permettant une guérison dès lors qu'il est effectué au stade primaire.

Evolution de la maladie :
Sans traitement, la maladie continue d'évoluer vers les stades secondaires puis tertiaires. Des traitements sont toujours possibles.

Contacts

SIDA info service
0 800 840 800

Hépatites info service
0 800 845 800

Associations essonniennes
de lutte contre le Sida

AIDES Pôle Essonne
01 69 22 37 60

Diagonale Ile-de-France
01 69 24 85 60

Liens externes

www.sante.gouv.fr
www.sida-info-service.org 
www.herpes.asso.fr 
www.inpes.sante.fr

Fil santé jeune
0800 235 236
(appel anonyme et gratuit)*
www.filsantejeunes.com  

* depuis d'un poste fixe