Santé Social

Enfance et familles

Enfance en danger

La protection de l'enfance en danger est une mission essentielle des conseils généraux. Sa mise en œuvre dans le Département est assurée par un schéma de l'enfance et de la famille qui fixe les objectifs pour une période de 5 années. Avec le schéma en cours, qui couvre la période 2005-2010, le Conseil général s'engage sur deux grands chantiers primordiaux : développer la politique de prévention et intensifier la qualité des différents dispositifs de protection de l'enfant.

Enfants floutés

La famille au cœur de l'action du Département

Les nouvelles orientations du schéma de l'enfance et des familles placent davantage l'aide à  la famille et le soutien à  la parentalité au cœur des dispositifs. Ainsi, plusieurs actions sont intensifiées, comme la médiation familiale, l'animation des réseaux d'écoute, d'appui et d'accompagnement des parents, la création de lieux d'accueil parent/enfants dans les établissements. Une place prépondérante est accordée à  la prévention afin de développer des modes mieux adaptés aux besoins des familles pour éviter les mesures coercitives de protection. Enfin, le recrutement des assistantes familiales de l'ASE doit s'intensifier de même que le recours aux TISF.


Des structures operationnelles dès le plus jeune âge

Pour développer l'épanouissement des enfants, réduire le risque de danger pour eux, suivre leur santé et celle de leur mère, 35 centres de planification et d'éducation familiale, et de protection maternelle (CPEF-PM) ont été institués. Ainsi près de 13 500 Essonniennes viennent chaque année pour s'informer sur les différents modes de contraception. Les actions de prévention auprès des futures mères se poursuivent dans les 65 centres de protection maternelle et infantile (PMI) et dans les 3 camions itinérants qui sillonnent les routes du Sud-Essonne. 43 de ces centres sont exclusivement gérés par le Conseil général, d'autres par les communes ou des associations. Espaces privilégiés d'accueil des mères et des tout-petits, des professionnels dispensent conseils et soins aux parents, accompagnent les grossesses, veillent à  la bonne santé des enfants dès leur naissance ... et jusqu'à  6 ans.


Un conseil pour tous

Pas question cependant d'arrêter cette mission de prévention sitôt l'entrée à  l'école élémentaire. Le Conseil général, via ses médecins, est également présent dans les établissements scolaires pour suivre les jeunes durant leur scolarité. Ainsi, en 2003, 4 933 vaccinations ont été effectuées dans les établissements essonniens, écoles, collèges et lycées. Pour compléter ce dispositif, des actions spécifiques sont menées auprès des jeunes, comme les campagnes Duetto (des préservatifs masculins et féminins à  0,15 euro, vendus en pharmacie), les différentes actions de lutte contre le sida, les dépistages gratuits dans les gares, l'Infobus où des professionnels informent les collégiens sur les infections sexuellement transmissibles (IST), les différents modes de contraception, les hépatites...Les plus fragilisées, comme les femmes incarcérées, ne sont pas oubliées : des professionnelles interviennent grâce à  une convention tripartite, signée entre le Conseil général, le Centre hospitalier sud-francilien et l'administration pénitentiaire.


Une aide à  domicile

Les mesures d'aide éducative à  domicile sont décidées soit par un magistrat (Aide éducative en milieu ouvert ou AEMO), soit par un inspecteur ASE (Aide éducative à  domicile ou AED). Des éducateurs et assistantes sociales se rendent dans les familles rencontrant des problèmes éducatifs avec leurs enfants. 2 700 enfants Essonniens sont concernés chaque année. La régularité des visites à  domicile a pour objectif d'aider l'enfant et ses parents à  surmonter ses difficultés. Des travailleuses d'intervention sociale et familiale apprennent également aux jeunes mères comment préparer les repas, jouer avec leurs petits ...


Des lieux d'écoute et d'échange

Avant cela, un autre dispositif est privilégié pour favoriser les dialogues parents-enfants. Il s'agit de lieux où les familles, avec leurs tout-petits ou leurs adolescents, peuvent parler et tenter d'aplanir les difficultés, aidées en cela par des professionnels. 53 associations sont soutenues par le Conseil général. Les réseaux d'écoute, d'appui et d'accompagnement auprès des parents (REAAP) se sont multipliés à  travers tout le département. Un annuaire de recensement est désormais disponible.


Protéger l'enfant

Les services de l'Aide sociale à  l'enfance (ASE) peuvent être amenés à  prendre une décision, parfois dans l'urgence. En 2005, 2 773 informations signalant un enfant en danger ont été transmises aux services compétents. 2 800 enfants essonniens ont été confiés aux assistantes familiales de l'ASE, dans des établissements ou des lieux de vie. Lorsqu'une décision de justice est rendue, l'enfant est en général confié à  l'ASE pour trouver la structure la plus appropriée. Un objectif de maintien du lien avec les parents 8 inspecteurs de l'ASE travaillent en Essonne. Leur délicate mission relève autant de la prévention (visites dans les MDS, rencontres avec les professionnels, les usagers...) que de la protection de l'enfant. L'objectif est de privilégier le dialogue avec les parents et l'enfant. Les inspecteurs de l'ASE déterminent, en liaison avec les travailleurs sociaux et les parents le type d'aide à  apporter à  la famille ainsi que sa durée. Même en cas de placement dans un établissement, la conservation du lien parent-enfant est recherchée.


Des dispositifs pour enfants en difficulté

Pour permettre à  un enfant de récupérer après avoir vécu des moments douloureux, celui-ci peut être confié aux maisons d'enfants à  caractère social ou aux assistantes familiales de l'ASE. Agréées à  titre permanent, elles sont 600 salariées du Conseil général ou salariées du secteur associatif. En général, elles peuvent accueillir chez elles jusqu'à  trois enfants au maximum. Les maisons d'enfants à  caractère social constituent une alternative. Ainsi, une quarantaine d'établissements sur le département reçoivent enfants et adolescents dans un accueil collectif.


L'IDEF

L'institut départemental de l'enfance et de la famille Antoine de Saint Exupéry (IDEF) est le pivot de l'accueil d'urgence, d'observation et d'orientation. L'IDEF a été créé il y a trente ans à  Brétigny-sur -Orge et dispose de locaux entièrement reconstruits entre 2004 et 2006 dans un parc de 1 hectare. L'IDEF propose 120 places d'accueil incluant un service de placement familial, une pouponnière et 3 antennes (Etampes/Ste Mesme, Orsay et Montgeron) et s'appuie sur la compétence de 180 professionnels. L'IDEF accueille des enfants âgés de 0 à  18 ans qui ne peuvent rester dans leur famille et qu'il faut accueillir d'urgence. L'accueil des mères et de leurs enfants est aussi prévu (20 places). La durée du séjour à  l'IDEF est de deux semaines mais la difficulté d'orientation rallonge nettement ce délai (3 à  4 mois). L'objectif est d'impulser des rythmes de vie correspondant aux besoins des enfants selon leur âge tout en veillant à  ce que leur passage à  l'IDEF ne les pénalise pas.


Des partenaires indispensables

La protection de l'enfance ne peut s'exercer que dans le cadre de partenariats internes, entre les inspecteurs ASE, les MDS, l'IDEF, ou externes, avec les établissements et services habilités, mais aussi avec le tribunal pour enfants, le Parquet, la DDASS, la CAF, l'éducation nationale, toutes les collectivités territoriales et le secteur associatif.
À noter : le partenariat particulier avec la Direction départementale de la protection judiciaire de la jeunesse qui participe activement au pilotage et à  la mise en œuvre du Schéma de l'enfance et des familles, et celui engagé avec le barreau de l'Essonne.
Ainsi, chaque année, des jeunes Essonniens bénéficient de permanences gratuites à  la maison des avocats dans le cadre de l'opération « Mercredi, j'en parle à  mon avocat ».