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Grandir heureux !

Publié le : 04.07.2017, dernière mise à jour : 05.07.2017

À travers une trentaine d’actions pour la période 2017-2021, le schéma départemental de l’enfance répond à de nouvelles ambitions : prévention dès le plus jeune âge, santé globale… Il aide surtout les jeunes Essonniens à s’épanouir et à devenir les adultes de demain.

Le Département est chef de file de la protection de l'enfance sur le territoire essonnien©DR

Le Département est chef de file de la protection de l'enfance sur le territoire essonnien©DR

Le Département est le chef de file de la protection de l’enfance et prend soin des jeunes Essonniens de 0 à 21 ans. Concrètement, les centres de protection maternelle et infantile (PMI) où sont accueillis bébés, parents et femmes enceintes, c’est lui. Les assistant(e)s maternel(le)s qui gardent les tout-petits, c’est lui aussi. L’adoption ? Encore lui. Et surtout, il est responsable des jeunes en difficultés, (sociales ou familiales) confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE).

Développement et épanouissement

"Le nouveau schéma de l’enfance et des familles regroupe l’ensemble de nos missions relatives à ce secteur autour d’un enjeu commun : contribuer au développement et à l’épanouissement de tous les enfants et préparer leur avenir", résume Françoise Marhuenda, vice-présidente en charge des familles, de la solidarité et de la santé. "Grâce à lui, la prévention interviendra le plus tôt possible en renforçant le ‘repérage’ des situations de vulnérabilité dans les familles, par nos services et nos partenaires", précise l’élue.

Une prévention qui vaut aussi en matière de santé, considérée à présent sous une approche globale. Pour promouvoir une "santé sexuelle positive" par exemple, un camion de prévention ira dès la rentrée à la rencontre des collégiens, public prioritaire du Département.

Enfin, dans un contexte où le nombre d’enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance augmente chaque année, une réflexion a été engagée afin de redéfinir les responsabilités des acteurs de la protection de l’enfance : secteur public, associatif, établissements d’accueil… Aperçu des actions du Département en faveur de l’enfance.


 

Les massages bébés, c’est le pied

Les orteils entre les mains de maman, dans une pièce chauffée à souhait et bercé par une musique douce… Ce matin, c’est le pied total pour Nael, 4 mois et demi. Ce bébé à la mine réjouie participe à son tout premier "atelier massage" organisé par la protection maternelle et infantile (PMI) de Corbeil-Essonnes. 


"L’objectif est de faire prendre conscience aux bébés de la globalité de leur corps", explique Valérie, la puéricultrice. "Leur tonus musculaire est sollicité, leur bien-être physique et psychologique favorisé". En couches et sur un tapis de gym, ils sont cinq à partager aujourd’hui ce moment privilégié avec maman, et parfois aussi papa. Les yeux grands ouverts, Nael et ses camarades ont l’air d’apprécier.

Les parents-masseurs aussi sont ravis : "J’ai appris les bons gestes pour masser mon fils, j’ai hâte de les refaire à la maison", témoigne Éloïse. Tellement ravis qu’elle et son compagnon sont déjà inscrits pour la semaine prochaine, histoire de se perfectionner… "En général, les participants reviennent", note Valérie. "Car en plus de faire du bien, ces massages créent du lien parents-enfants".
  
NB: Ces ateliers, gratuits, sont ouverts à tous les bébés de 0 à 6 mois, sur inscription auprès du centre de PMI organisateur.

Adoption : le parcours du combattant

Quoi de plus beau que de vouloir donner une famille à un enfant qui en est privé ? Chaque année en Essonne, une centaine de couples ou de personnes seules se lancent dans la grande aventure de l’adoption. Mais ils sont nombreux à abandonner en cours de route tant le parcours est long et semé d’embûches…


Première étape : l’obtention de l’agrément. Ce "permis d’adopter", valable cinq ans, est délivré par le président du Conseil départemental, sur dossier et après une série d’évaluations sociales et psychologiques. Une fois ce précieux sésame en poche, les familles peuvent s’orienter soit vers l’adoption d’un enfant pupille de l’État, soit vers l’adoption internationale, en s’adressant à l’Agence française de l’adoption ou à un organisme autorisé pour l’adoption.

Dans tous les cas, il faudra s’armer de patience : le délai d’attente sera de plusieurs années, avec de grosses différences selon les pays d’origine à l’étranger.

Une maison presque comme les autres

Il est 16h30 dans un pavillon de campagne à Courances. S.10 ans, et D., 7 ans et demi, franchissent le pas de la porte, cartable sur le dos. Direction le jardin pour le goûter, avant une partie de foot improvisée.


Les cinq enfants qui vivent ici viennent tous de familles différentes et ont connu des parcours chaotiques : précarité financière, absence, violences… "Leur dossier nous est proposé par les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) après une décision de placement du juge", explique Charles Khelifa, responsable du site.

Cette maison est un lieu de vie et d’accueil agréé par l’ASE de l’Essonne. Une microstructure à mi-chemin entre les foyers et les familles d’accueil. Elles ont chacune leur propre fonctionnement, mais toujours le même objectif : "Offrir à ces enfants un cadre sécurisant où chacun doit accepter les autres et apprendre à vivre en société", résume le dirigeant.

Aujourd’hui, c’est un jour un peu spécial car D. vient d’arriver : il faut donc procéder à des ajustements dans les chambres… "On est leur papa, leur maman, leur psy, le grand frère, l’animateur sportif…", sourit Sylvain, l’un des trois éducateurs salariés de la maison.

E., 10 ans, est ravi justement d’accueillir un nouveau camarade : "J’aide à coller nos noms sur la porte, c’est important". D. est lui au téléphone avec sa maman pour la rassurer. "C’est un accueil temporaire pour lui", précise Charles Khelifa. "Si sa mère va mieux d’ici six mois, il pourra rentrer chez lui ". Avec ses seize lieux de vie et d’accueil, l’Essonne est un département pilote et ressource en la matière.

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