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Assistante maternelle, une vocation

Publié le : 31.01.2018, dernière mise à jour : 13.02.2019

Elles se font appeler nourrices ou "nounous", mais ce sont de véritables professionnelles de la petite enfance qui accueillent nos têtes blondes. Sylvie, Hélène et Virginie sont assistantes maternelles agréées par le Département. En quoi consiste leur métier ? Comment devient-on assistante maternelle ? Elles nous expliquent.

Le métier d’assistante maternelle peut être une vocation de longue date ou un second souffle dans une carrière professionnelle.@DR

Être assistante maternelle - ou assistant maternel, le métier est ouvert à tous ! -  exige une attention de chaque instant pour veiller sur les enfants et les éveiller. Un métier d’échange basé sur la confiance en vue d’un seul but : l’épanouissement de l’enfant. Au fil du temps, des liens forts se créent. Les enfants et les parents ont à cœur à revenir voir leur "assistante maternelle" pour donner des nouvelles. Dernièrement, Virginie, qui exerce le métier depuis 15 ans est même devenue marraine d’un enfant qu’elle gardait. Des anecdotes qui montrent cet attachement fort et l’importance du rôle des assistantes maternelles.

Une journée adaptée

Passionnant, le métier d’assistante maternelle peut être une vocation de longue date ou un second souffle dans une carrière professionnelle. "Auparavant, j’étais économiste de la construction. Je participais à la construction de bâtiments, aujourd’hui, je construis des vies", explique Sylvie, assistante maternelle depuis 2012.

Dans son salon, Maxime, Matthieu, Laura et Ashley ont sorti les boîtes de jouets. Marionnettes, comptines, jeux, la matinée s’écoule tranquillement dans un espace serein. Sauf en cas de pluie ou de grand froid, ils profitent aussi des structures extérieures et de la forêt de Sénart. "Je vais aussi au Relais des Assistantes Maternelles (RAM) une fois par mois. Les enfants découvrent d’autres jeux, d’autres enfants. Nous fréquentons également la bibliothèque. En fait, il n’y a pas de programme préparé à l’avance, le tout est de s’adapter aux enfants. Seules les heures de repas et de sieste sont figées." ajoute Hélène, 16 ans de métier.

Virginie, elle, raconte des histoires aux enfants après le repas, et chante des comptines pour préparer à la sieste. Puis, de nouveau, promenade ou jeux à la maison.

Enfin, vient l’heure des retrouvailles avec les parents, un temps d’échanges sur la journée. "C’est un métier passionnant, j’apprends beaucoup des enfants" analyse Virginie. Même enthousiasme chez Sylvie. "Le travail est différent chaque jour. C’est très agréable de suivre le développement des enfants, de guider leur apprentissage. Nous ne remplaçons pas les parents mais nous accompagnons leurs enfants."

Formation et agrément du Département

"Le métier d’assistante maternelle nécessite de développer des qualités humaines comme la patience, le sens de l’écoute, la disponibilité. Nous acquérons des connaissances indispensables au cours d’une formation obligatoire. Elle dure 60h avant l'accueil de tout enfant, et encore 60h en cours d'emploi" explique Hélène. Seuls les titulaires du CAP accompagnant éducatif petite enfance (ex. CAP petite enfance) ou du DEAP (Diplôme d'État d'Auxiliaire de Puériculture) sont dispensés de cette formation.

Toutes ces formations sont organisées et financées par le service départemental de la PMI (Protection Maternelle et Infantile) qui délivre un agrément. Celui-ci atteste que les conditions sont réunies pour accueillir l'enfant (hygiène, sécurité des locaux, matériel nécessaire, équilibre du professionnel). Délivré pour 5 ans, il permet de garder 2 enfants, voire 3 ou 4 sur dérogation. Le Département se réserve le droit de renouveler l’agrément sur dossier et après contrôle d’une puéricultrice sur le terrain.

Echange de bonnes pratiques

"Notre métier n’est pas figé. Il évolue et nous pouvons nous perfectionner en participant aux activités, réunions et aux formations diverses du relais des assistantes maternelles. Nous y trouvons un soutien et un accompagnement dans nos pratiques quotidiennes" ajoute Virginie. Ainsi, les assistantes maternelles profitent de ces moments pour échanger sur leurs expériences, aussi enrichissantes les unes que les autres.

 

 

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