Les temps modernes
Du XXe siècle à nos jours.

Le prolétariat s'organise
La défaite de 1870 vient gripper les rouages du progrès. Les Prussiens envahissent l'Essonne. Les combats font rages à Corbeil et Dannemois. D'autant qu'aux affres de la guerre suivent celles des réquisitions. La Belle Epoque est marquée en Essonne par une contestation sociale de grande ampleur. Le prolétariat s'organise. Les grandes grèves de Draveil, Vigneux ou Athis-Mons mobilisent des milliers d'ouvriers.
D'autres manifestations ont lieu, moins contestataires. L'heure est au rêve d'Icare. En Essonne, on croit dans l'avenir de l'aviation. Des aérodromes apparaissent ici et là comme ceux de Viry-Châtillon et Etampes-Mondésir, rassemblant toujours plus d'amateurs et de curieux.
Le XXe siècle : la modernité
Le XXe siècle est pour l'Essonne celui de l'affirmation, du développement et du dynamisme. Et ce, malgré deux conflits mondiaux. Alors que la Grande Guerre ampute notre département d'une classe d'âge jeune et dynamique, le deuxième conflit mondial le place une nouvelle fois au cœur de la tourmente.
Les conséquences de l'exode, des bombardements et de l'occupation allemande sont lourdes pour notre département. Mais le dynamisme déjà présent dans les nombreux mouvements de résistance essonnien, va s'exprimer avec vigueur dans l'après-guerre.
Dans les années 60, le temps s'accélère. Les zones pavillonnaires et les équipements publics apparus dans l'Entre-Deux-Guerres se multiplient. L'heure est à l'explosion urbaine. Les phénomènes de péri urbanisation donnent naissance à de grands ensembles comme ceux de Massy et Grigny et des villes-nouvelles comme Evry.
Devant une telle pression démographique, et pour faciliter l'organisation du territoire, le département de Seine-et-Oise disparaît le 10 juillet 1964. Il donne naissance au département que nous connaissons aujourd'hui, l'Essonne.
C'est à partir de cette date que le département va réellement construire son identité et se développer très rapidement. De nombreux chantiers concernant de nouvelles villes (Les Ulis), ou des aménagements (le quartier de la Grande Borne à Grigny) sont lancés. En 1965, Évry devient préfecture, et la SNECMA est construite à Corbeil-Évry. 1968 voit l'ouverture de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, la plus grande du monde à cette époque. La popularité essonnienne grandit, et de nombreux franciliens décident de s'installer dans le département. Ce phénomène incite les autorités à lancer une politique d'urbanisation massive, et le projet de Ville Nouvelle voit le jour : Evry sera la capitale du Sud parisien.
© Conseil général de l'Essonne - CG91
Hôtel du département ► Boulevard de France ► 91012 Évry cedex ► Tél. 01 60 91 91 91 ► Télécopie 01 60 91 91 77







