Le Conseil général

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personne tenant un globe terrestre

Le 8 décembre, le Conseil général réunit les partenaires de l’Agenda 21 de l’Essonne afin de présenter les actions les plus pertinentes labellisées pour l’année 2012. Une reconnaissance qui récompense des initiatives très concrètes. Qu’elles émanent d’entreprises, de communes, de collégiens, d’associations, elles contribuent toutes au développement durable et solidaire de notre département. Retour sur quelques actions déjà estampillées "Agenda 21 de l’Essonne".

Le Conseil général de l'Essonne n'a pas attendu 2009 et les deux Grenelle de l'environnement qui n'ont pas tenu leurs promesses pour faire le choix du développement durable. Dès 2003, l'Essonne est l'un des premiers départements de France à adopter son Agenda 21. Ce plan d'actions, auquel participent associations, collectivités, entreprises, est destiné à mettre en oeuvre à l'échelle départementale un nouveau mode de développement du territoire. Celui-ci concilie respect de l’environnement, essor économique et progrès social. Une démarche centrée sur l'humain née au Sommet de Rio dont on célèbrera les 20 ans en juin prochain.

"Au départ, le concept est fabuleux. Mais attention à ne pas se fourvoyer, prévient Élodie Vaxelaire, à la tête de la délégation du développement durable et solidaire du Conseil général. Le développement durable n’est pas exempt de fausses bonnes idées. Par exemple, l'essor du biocarburant se fait au détriment de l’alimentation. Une catastrophe pour les pays du Sud qui subissent une hausse des prix des produits de base. Idem pour les éoliennes dont certains composants sont produits en Chine dans des conditions de travail épouvantables avec des solvants très polluants. Ce qui pose des problèmes éthiques, sociaux, et bien sûr environnementaux."


Une démarche initiée dès 2003

 
À son échelle et dès 2003, le Conseil général réalise son Agenda 21 comprenant 120 actions. Entre 2002 et 2007, 100 d’entre elles ont été réalisées. En 2007, le Conseil général passe à la vitesse supérieure en associant aussi les forces vives essonniennes : l'Agenda 21 du Conseil général devient l'Agenda 21 de l'Essonne. Il s'accompagne d’une labellisation : ses partenaires les plus pertinents se voient attribuer cette reconnaissance par le département, plus exactement son comité partenarial. Au-delà de cela, tous ces acteurs ont la possibilité de se retrouver au sein de "réseaux thématiques" pour échanger entre autres des expériences et des savoir-faire. En 2009, pas moins de 219 actions portées par 107 partenaires ont ainsi bénéficié du label "Agenda 21 de l'Essonne". Parmi elles, les Docks de Ris : à la place d’anciennes friches, un écoquartier - le premier de l’Essonne - est en train de voir le jour. Le projet prévoit, entre autres, l'installation d’une centrale photovoltaïque sur le toit de la Grande halle, restaurée pour l’occasion. "L'objectif est de couvrir plus de 60% des besoins énergétiques du quartier par des énergies renouvelables", assure Nicolas Boursier, responsable de ce projet chez l’aménageur Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP). Avec à la clé, des factures en baisse de 15 à 20%. Même si la livraison définitive du site est prévue pour 2018, les premiers résidents devraient s’installer prochainement.

Des actions en cours de réalisation


À Étampes, dans le Sud de l'Essonne, une initiative remarquable a été aussi labellisée par le Conseil général : il s'agit de la plateforme Mobilité Solidaire Sud Essonne. Sa mission : offrir des moyens de transport à des personnes en insertion qui bien souvent n'ont pas accès à l'emploi, faute de véhicule. En 2010, 69 actions portées par 49 partenaires ont été labellisées. Comme la Communauté d'agglomération du Plateau de Saclay qui a conçu une maison mobile de l’environnement en service depuis peu. Ou encore la mairie des Ulis qui a mis en place, depuis 2009, une bourse au permis solidaire destinée à 10 jeunes âgés de moins de 26 ans. Seule contrepartie : ces jeunes doivent réaliser une action solidaire (60 heures en 6 mois) au sein d'une association locale.

En matière de gestion des déchets, le groupe Semardel, gérant de l'écosite de Vert-le-Grand, prend largement part à l'Agenda 21 de l'Essonne. Il a conçu un centre de tri des déchets d'activité économique totalement révolutionnaire. Une partie des déchets traités sera recyclée en biomasse et alimentera les chaudières à bois du secteur ; l'autre partie deviendra un gaz de synthèse qui sera utilisé à partir de 2014 pour chauffer les 29000 foyers de l’agglomération Évry Centre Essonne. Un projet économique et écologique qui sera complété par l’installation d’un méthaniseur qui produira du biogaz, destiné à alimenter les bennes du groupe. Des initiatives comme celles-là, le Conseil général en a mises à l’honneur beaucoup. Et va continuer dans sa lancée.


Pour 2012, pas moins de 155 projets, portés par 103 partenaires dont 52 nouveaux sont actuellement soumis au comité de sélection.
Celui-ci dévoilera le palmarès le 8 décembre, lors d'une soirée spéciale. L'occasion pour le département de présenter les nouvelles priorités de l'Agenda 21 de l’Essonne. Elles se déclinent autour de trois axes: la lutte contre les discriminations, la jeunesse et le climat. Rappelons à ce titre que le Conseil général a adopté son Plan Climat en 2010, avec deux ans et demi d’avance par rapport à l'obligation issue du Grenelle de l'environnement. L'objectif ambitieux est de réduire de 25% nos émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Une chasse au C02 départementale orchestrée par le Conseil général, qui a obtenu pour cela près de 784 000 euros de l'Union européenne dans le cadre du programme Life.

Une vidéo pour dénoncer les inégalités

 

jeunes réalisant leur film vidéo

"Silence, on tourne !"... Ce mercredi d'octobre, Houda, Meryem, Fafa mais aussi Marine ont installé leur caméra devant la MJC Fernand Léger de Corbeil - Essonnes. Elles tournent un film, qu'elles ont écrit de A à Z, sur les inégalités femmes-hommes. En quelques séquences, elles pointent du doigt la question de l’apparence physique et du jugement, la violence dans les relations filles/garçons... Des sujets que ces jeunes filles des Tarterêts connaissent bien. "Notre but est de favoriser leur expression en leur apportant des outils comme la vidéo. Depuis avril, 9 d’entre elles participent à nos ateliers du mercredi à la MJC", précise Audrey Lehont, de l'association Marianne Films. Après avoir planché sur le scénario, s'être initiées à la vidéo, avoir tourné le film, le montage va démarrer pour une projection programmée fin décembre à la MJC. "Le projet s'inscrit dans la durée puisque notre but est de suivre ces jeunes filles pendant plusieurs années, poursuit Audrey Lehont. On va grandir avec elles. C'est la raison pour laquelle j'espère qu'il sera labellisé par le Conseil général dans le cadre de l’Agenda 21 de l'Essonne. Ce serait une vraie valorisation. On est vraiment dans le développement durable, basé sur une autre façon d’envisager les relations sociales et humaines."

Des lycéens engagés pour la planète


À Saint-Michel-sur-Orge, le lycée Léonard de Vinci s’est mis au développement durable dès 2006. Réunis au sein du collectif éco-Vinci, des professeurs et des membres de la communauté éducative se fixent pour mission de sensibiliser tous les enseignants à la nécessité de limiter l’usage du papier. Cette chasse aux déchets touche assez rapidement les élèves qui installent des bannettes brouillon dans le lycée. "Nous avons aussi participé à un tremplin scientifique lors de l’expédition sur la banquise du bateau Tara. Les lycéens ont proposé des solutions pour équiper le navire en énergie renouvelable", précise Cyrille Rouillère, professeur de construction mécanique en STI2D*. En 2010, le lycée obtient la labellisation du Conseil général pour ses journées du développement durable qui permettent aux classes de présenter leurs expériences. "C’est une reconnaissance. Dans les moments de doute, cela aide à avancer", ajoute le professeur. Pour preuve, le lycée, en partenariat avec la Région, s'est engagé cette année dans l'élaboration de son plan énergie climat. Une expérience pilote sur la base d’un diagnostic énergétique de l’établissement, d’un bilan carbone des déplacements et d’un plan d’action pour réduire les consommations d'énergie. Tout cela conçu et réalisé par les élèves, aidés des professeurs, qui s'engagent aussi sur la santé, l'alimentation, l'eau, la mobilité et la solidarité.

*Sciences et technologies industrielles du développement durable.

Date de création : 05 12 2011
Dernière mise à  jour : 08 12 2011

Mais aussi

Les réseaux de l'Agenda 21 de l'Essonne


Le Conseil général peut compter sur ses partenaires afin de faire de l'Essonne un département durable et solidaire. Pour que ces derniers mutualisent leurs expériences, des réseaux de l’Agenda 21 ont vu le jour. Il en existe 8 dont les réseaux Biodiversité en ville, Zéro phyto, Espaces info Énergie, Cantine bio et Climat.

Voir notre rubrique sur l'Agenda 21 départemental
Voir notre rubrique sur le plan Climate