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L'Essonne, j'y tiens : la mobilisation continue

Michel Berson, président du Conseil général de l'Essonne lors de la réunion publique à  Athis-Mons

Michel Berson, président du Conseil général de l'Essonne lors de la réunion publique à  Athis-Mons

Face aux projets du gouvernement de réorganiser les collectivités et de supprimer la taxe professionnelle qui menacent le service public, la mobilisation du département a été sans précédent. Retour sur un mois de débats et de réunions publiques dont une synthèse, constitue une Adresse au Président de la République et aux parlementaires, adoptée solennellement par l'Assemblée départementale le 14 décembre par la majorité et une partie de l'opposition.

"L'Essonne, j'y tiens !". Ainsi s'intitule la campagne d'information et d'explication lancée par le Conseil général pour défendre le service public de proximité, assuré par les collectivités locales. Dans tout le département, vous avez pu voir des affiches choc, afin d'interpeller les Essonniens sur les conséquences réelles et concrètes de ce qui se prépare.

Le Conseil général a aussi organisé une série de débats et de réunions publiques, pour expliquer des projets très complexes mais qui ont un impact direct sur le quotidien des Essonniens. L'occasion de soulever des questions cruciales : comment les collectivités locales (mairies, départements, régions) vont-elles pouvoir assurer leur mission de service public sans la taxe professionnelle qui représentait leur première recette fiscale ? Comment le Conseil général pourra-t-il intervenir pour aider les communes et les associations si la loi l'interdit à  l'avenir ? Quel sera le rôle du futur conseiller territorial, hybride à  deux têtes, qui remplacera le conseiller général et le conseiller régional ?

Débat avec les parlementaires essonniens

Le flou est total. L'inquiétude tangible. Elle est partagée par les parlementaires essonniens. Si ceux de l'UMP ainsi que leurs collègues du Conseil général ont préféré boycotter le débat, les autres parlementaires – de gauche et de droite - ont été auditionnés par les conseillers généraux lors d'une séance publique spéciale le 23 novembre. Tous ont exprimé leurs craintes. Depuis les députés-maires Nicolas Dupont-Aignan et Manuel Valls jusqu'aux sénateurs Claire-Lise Campion et Bernard Véra, ils ont dénoncé une réforme mal ficelée et dangereuse pour la démocratie locale. Les mots "régression", "recentralisation" sont lâchés.

Plus de 1 000 participants lors des réunions publiques

Cette forte inquiétude est également partagée par les acteurs locaux essonniens. Un millier de maires, élus municipaux, responsables associatifs, chefs d'entreprises, représentants du monde syndical, chercheurs, membres de la communauté éducative ainsi que de nombreux citoyens ont participé aux 5 réunions publiques, organisées par le Conseil général, entre le 25 novembre et le 9 décembre. Ils ont exprimé leur très forte inquiétude car la suppression de la compétence générale empêchera le Conseil général de soutenir leurs projets comme il le fait aujourd'hui. Un scénario catastrophe que redoute Catherine Pivet, la présidente des Restos du Cœur de l'Essonne : "Le Conseil général nous aide beaucoup plus que d'autres départements. Son soutien financier représente 50% de notre budget. Qu'allons-nous devenir et surtout comment continuerons-nous à  aider des gens dans le besoin ? Avec la crise, le nombre de bénéficiaires grimpe de 12% par rapport à  l'an dernier..."

La suppression de la taxe professionnelle inquiète

C'est précisément quand les collectivités locales permettent à  la France de mieux résister à  la crise, grâce aux politiques de solidarité et grâce à  l'investissement dans l'avenir, que le Gouvernement les fragilise en supprimant la taxe professionnelle. Un véritable contresens. Un autre danger a été pointé du doigt : qui paiera la facture sachant que la suppression de la taxe professionnelle décidée par le Gouvernement coûtera 6 milliards d'euros ? Les ménages ? Une fois de plus ?

Adresse au Président de la République et aux parlementaires avec des propositions alternatives

Personne ne nie la nécessité de faire des réformes, notamment des impôts locaux des ménages qui sont obsolètes. Lors des réunions publiques, des propositions ont été faites. Elles se retrouvent dans "l'Adresse au Président de la République et aux Parlementaires" qui est la synthèse de la parole des acteurs Essonniens. En conclusion, l'Essonne demande la tenue d'un référendum car sur un sujet aussi important pour tous les Français, le dernier mot doit revenir au peuple.

SIGNEZ L'APPEL "L'ESSONNE, J'Y TIENS !"
Rejoignez les nombreux essonniens qui ont déjà  signé cet appel pour préserver les services publics locaux et le Département.

Date de création : 16 12 2009
Dernière mise à  jour : 16 12 2009

Mais aussi

Document

- L'adresse au Président de la République et aux parlementaires [pdf]


Rubriques
- Signez l'appel "L'Essonne, j'y tiens !"

- Notre rubrique consacrée à  la campagne contre les réformes des collectivités locales


Repères

- 23 novembre
Audition des parlementaires essonniens à  l'assemblée départementale

- 25 novembre au 9 décembre
5 réunions publiques organisées par le Conseil général à  Massy, Boissy-sous-Saint-Yon, Athis-Mons, Epinay-sous-Sénart et Evry

- 14 décembre
Vote solennel en séance publique, par l'Assemblée départementale, de l'Adresse qui sera envoyée au Président de la République et aux parlementaires. Elle contient la synthèse des réunions publiques et des propositions alternatives. L'Essonne exige la tenue d'un référendum.