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Les conseillers généraux serrent les rangs
C'est une mobilisation exceptionnelle. Elle est le signe de la révolte, à gauche comme à droite, des élus contre les projets du président de la République.†Michel Berson, le président du Conseil général de l'Essonne n'aurait raté ce moment pour rien au monde. Comme bon nombre de conseillers généraux de l'Essonne et de toute la France. Plus de 2 000 d'entre eux se sont retrouvés au Palais des Congrès de Paris le 16 novembre dernier, où se tenait une réunion exceptionnelle organisée par l'Assemblée des départements de France (ADF). Avec un ordre du jour de taille : la réforme des collectivités locales qui menace directement les départements.
Un grand cri d'alarme
Imposée à la va-vite et sans concertation par le chef de l'État, elle serait destinée, selon lui, à simplifier le soit-disant “millefeuille institutionnel†et à faire des économies. Des arguments populistes qui font bondir les élus, au premier rang desquels, Claudy Lebreton, le président de l'ADF et président socialiste du Conseil général des Côtes d'Armor : “Qui s'engage à fond pour la relance en investissant massivement ? Les départements ! Qui est le garant au quotidien de la solidarité entre les générations ? Les départements ! C'est la démocratie et la solidarité qui sont en jeu avec cette réforme à contresens de l'histoire.â€
Une vive opposition à gauche comme à droite
De gauche comme de droite, tous s'accordent à démonter, point par point, les contrevérités assénées par le chef de l'État pour faire passer sa réforme. À l'image de Gérard Roche. Très remonté contre un gouvernement méprisant qui accuse les élus locaux de coûter cher, le président du Conseil général divers droite de la Haute-Loire s'insurge : “Je ne connais, parmi les élus, que des gens dévoués. Nous sommes les fantassins de la République et cela mérite plus de respect.†Philippe Laurent, maire de Sceaux et conseiller général divers droite des Hauts de- Seine dénonce, quant à lui, une “opération de casse territorialeâ€. Pour Philippe Adnot, le président divers droite du Conseil général de l'Aube, “c'est l'avenir de nos institutions et le bien être de nos concitoyens qui est en cause. Nous avons encore le temps de faire changer d'avis les parlementaires.†C'est aussi ce qu'espèrent 83 % des Français qui, selon un sondage (cf. encadré) réalisé par Ipsos Public Affairs, sont favorables à la préservation et au maintien des départements. La mobilisation ne fait que commencer...
L'attachement des Français à leur département
- 82 % des Français sont attachés à leur département
- 78 % sont satisfaits de l'action de leur département
- 83 % estiment que le département est une institution qui fait partie de l'identité de la France et qu'il faut préserver
- 76 % considèrent la réforme des collectivités locales confuse et incompréhensible et 54 % la jugent électoraliste. L'attachement des Français à leur département
* Source : sondage réalisé par Ipsos Public Affairs, novembre 2009.
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