Le Conseil général

Toute l'actualité du "Conseil général"

Des profesionnels témoignent...

Farid Akkouche, sapeur-pompier professionnel devant un camion du centre de secours de Gif-sur-Yvette

Farid Akkouche, sapeur-pompier professionnel au centre de secours de Gif-sur-Yvette

Monique Fleureau, assistante sociale, Ladji Doucouré, agent de la direction des sports, Florence Lebeau, responsable de l'équipement des collèges ou encore Farid Akkouche, sapeur-pompier : quelques professionnels du Conseil général de l'Essonne nous expliquent leur métier.

Portrait de Monique FleureauMonique Fleureau, assistante sociale à  la Maison départementale des solidarités (MDS) d'Étampes
"Gagner la confiance pour mieux aider"


Avec 65 communes sur un territoire rural et semi rural où les transports sont difficiles, tout l'enjeu pour le Conseil général est de maintenir un service public de proximité pour les familles et personnes seules. C'est aussi la mission de Monique Fleureau, assistante sociale à  la MDS* d'Étampes. "Je réponds aux demandes les plus diverses : accès aux droits (Caf, RMI, Assedic, surendettement), logement (Fonds solidarité logement, locapass, maintien dans l'appartement), protection de l'enfance, insertion professionnelle, équilibre budgétaire, agrément des assistantes familiales... Il faut apprécier les relations humaines, faire preuve d'ouverture d'esprit". Monique sait également cerner les besoins et répondre aux situations d'urgence. "Nous sommes en lien permanent avec nos partenaires, associations ou institutions pour débloquer des situations parfois désespérées". Si l'objectif est l'autonomie de la personne aidée à  un moment donné, "rien ne se fait si on ne gagne pas le respect de l'autre".

* Les Maisons départementales des solidarités, services territorialisés du Conseil général, sont réparties dans toute l'Essonne. Elles exercent des missions essentielles dans la vie quotidienne des Essonniens.

Ladji Doucouré à  son bureauLadji Doucouré, agent de la direction des sports du Conseil général
"Concilier compétitions et vie professionnelle"

Assistant technique et administratif du pôle événementiel de communication de la direction des sports, Ladji Doucouré est un agent comme les autres. Ou presque. À la différence près qu'il est un athlète connu et reconnu mondialement. Les pieds sur terre, il n'a pas la grosse tête pour autant. "Comme sept autres sportifs de haut niveau essonniens, j'ai la chance d'avoir signé avec le Conseil général une convention d'insertion professionnelle. Elle me permet de concilier vie sportive et vie professionnelle". Son temps, il le partage entre son bureau au Conseil général, ses entraînements à  l'Insep de Vincennes, ses stages et bien sûr les compétitions. "Je pars au Sénégal faire un stage en début d'année. Avec Renaud Longuèvre, mon entraîneur, je prépare activement les championnats d'Europe en salle à  Turin qui se déroulent début mars".

Florence Lebeau dans une salle d'informatiqueFlorence Lebeau, responsable de l'équipement des collèges au Conseil général
"L'informatique remplace peu à  peu le tableau noir"

100 collèges à  "chouchouter", du mobilier à  l'informatique, telle est la tâche de Florence Lebeau et de son équipe au sein du Conseil général. "Les financements suivent l'évolution des programmes, afin d'offrir aux collégiens et aux acteurs de la sphère éducative des outils et matériels performants adaptés aux besoins". Un travail délicat ? "Bien sûr, mais les échanges avec les établissements et les services académiques sont riches et agréables. Ils permettent de traiter ce sujet de manière efficace et concrète". Un des gros chantiers : l'informatisation des collèges. "Le matériel est en constante évolution et de nombreux enseignants sont très demandeurs de ces outils qui créent une participation accrue des élèves. Le Conseil général a déployé cette année 55 tableaux numériques interactifs et 300 vidéo-projecteurs multimédia "cubes Tice". Les premiers retours sont très positifs et révèlent l'émergence de rapports plus interactifs, voire complices, entre profs et élèves". Prochaine étape, une phase pilote qui préfigurera le collège numérique de demain.

William Voisin sur une route du départementWilliam Voisin, employé de l'Unité territoriale des déplacements du Conseil général
"Assurer la sécurité sur les routes toute l'année"

21 heures, le téléphone sonne : "Risque de verglas, il faut sortir !" William Voisin, employé de l'Unité territoriale des déplacements Nord-Ouest du Conseil général, ne dormira pas cette nuit. "Je suis d'astreinte ce qui veut dire qu'on peut m'appeler en cas d'urgence. Là , c'est pour aller saler la RN 20 vers Montlhéry". En plus des routes départementales, le Conseil général a en effet à  sa charge les nationales transférées au Département en 2006. "Il faut assurer en toutes circonstances la sécurité de la circulation sur la partie du réseau dont nous sommes responsables. Cette nuit, opération salage, demain élagage des arbres du côté de Palaiseau pour le site propre de transports en commun dont le Département a la maîtrise d'œuvre ; un autre jour, mise en place d'un balisage de sécurité. Chaque jour est différent !" Pas de routine donc, mais toujours le même souci : "Cela reste dangereux, surtout quand des conducteurs ne respectent pas le code de la route et nous frôlent... Malgré tout, on est là  toute l'année à  leur service et on en est fiers".

Mathhieu Daudé pendant une animation dans le marais de MiseryMatthieu Daudé, garde animateur du Conservatoire départemental des Espaces Naturels Sensibles
"Préserver et ouvrir au public les espaces naturels"

"42 000 hectares d'espaces naturels sensibles ont été recensés en Essonne dans les années 1990. Aujourd'hui, près de 1 350 ha sont aménagés par le Conseil général : forêts, marais, sites géologiques, prairies où vivent des espèces rares et fragiles qu'il faut sauvegarder", Matthieu Daudé est un véritable passionné. "On peut observer un héron très rare, le Blongios nain dans le marais de Misery, des tritons dans les mares de la forêt des Grands-Avaux, plus d'une dizaine d'espèces d'orchidées à  Puiselet-le-Marais"... Garde assermenté, il surveille ces sites avec l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et les gendarmes. "Nous aménageons également les sites pour qu'ils soient accessibles à  tous et accueillons le public (groupes de scolaires, randonneurs ou curieux) lors d'animations à  la demande ou organisées. Avec les visiteurs, nous avons le même amour de la nature et les échanges sont passionnants".

Portrait de Kimou AchiepiKimou Achiepi, conseiller d'insertion RMI du Conseil général à  Corbeil-Essonnes
"Apporter une réponse personnalisée"

"Si j'avais à  me définir, je dirais que je suis un peu mécano pour des personnes usées par la vie". Après une formation diplômante de conseiller d'insertion, Kimou Achiepi a été embauché à  la Maison départementale des solidarités de Corbeil-Essonnes, qui réunit le service social du Conseil général. Kimou accompagne près de 120 allocataires du RMI. "Je reçois des hommes qui ont perdu leur emploi, avec ou sans qualification, et des femmes, souvent après une séparation. Certains s'enferment dans leur mutisme. Le plus difficile, c'est de leur faire comprendre qu'ils ne sont pas voués à  l'échec. Avant qu'ils n'envisagent une reconstruction, il peut se passer plus d'un an". Depuis 2002, le travail avec les partenaires, associations et institutions s'est développé et permet d'apporter une réponse adaptée et personnalisée. "L'écoute est primordiale. Mais je les accompagne aussi dans leurs démarches quotidiennes. C'est à  ce prix qu'on peut élaborer avec eux un projet d'insertion formalisé dont je suis la réalisation. Quand j'en revois qui sont sortis de la galère, leur clin d'œil est ma plus belle récompense".

Portrait de Marianne BoonroyMarianne Boonroy, infirmière à  la Direction des personnes âgées et handicapées (DPAH) du Conseil général
"Accompagner chaque personne au quotidien"

"J'ai 440 dossiers actifs sur mon secteur". Paray, Athis-Mons, Ris-Orangis et Crosne, Marianne se déplace dans ces villes dans le cadre de demandes d'Allocation personnalisée d'autonomie (Apa), gérées et attribuées par le Conseil général. "Lors de visites à  domicile (30 à  40 par mois), j'évalue l'autonomie des personnes âgées et propose des solutions. Cela va de l'aide à  domicile au portage de repas, sans oublier l'aménagement du domicile ou encore la téléassistance"... Objectif : permettre à  la personne âgée de vieillir chez elle et d'y rester le plus longtemps possible. "Chaque entretien dure environ une heure et demie, en présence si possible d'un membre de la famille, pour permettre de cerner au mieux les besoins de la personne âgée"... Ancienne infirmière libérale, Marianne Boonroy, à  la DPAH depuis huit ans, ne regrette pas son choix : "Aider les personnes âgées à  garder leur autonomie et leur dignité. Avec l'ensemble des partenaires, ce sont les échanges et les rapports humains qui priment. C'est un travail passionnant" !

Farid Akkouche devant un camion de sapeurs-pompiersFarid Akkouche, sapeur-pompier professionnel au centre de secours de Gif-sur-Yvette
"Sauver des vies, c'est pour moi le plus beau des métiers"

"Enfant, je vivais près d'un centre de secours. Les camions rouges m'attiraient ! Très tôt, j'ai ressenti le besoin d'être utile, au service de la population. Je suis d'abord devenu sapeur-pompier volontaire en 2002 et, en 2003, j'ai passé le concours. J'ai alors démissionné de mon emploi de maintenance informatique pour être intégré comme sapeur-pompier professionnel au Service départemental d'incendie et de secours de l'Essonne (Sdis 91)". Financé à  plus de 99 % par le Département et présidé par Étienne Chaufour, conseiller général de Juvisy-sur-Orge, le Sdis de l'Essonne assure plus de 90 000 interventions chaque année, soit une opération de secours toutes les 5 minutes. Une diversité des sorties qui a surpris le caporal Farid Akkouche : "Au centre de secours de Gif-sur-Yvette, comme sur l'ensemble du département, les incendies ne représentent que 8 % de nos interventions, contre 70 % pour les secours aux personnes. Être sapeur-pompier et pouvoir vivre chaque jour cette solidarité humaine est au cœur de mon épanouissement personnel".

Date de création : 07 01 2009
Dernière mise à  jour : 08 01 2009