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Les transports scolaires en question

Enfants montant dans un bus

Depuis le 1er juillet, le Conseil général organise les circuits de transport scolaire. Ces lignes fréquentées par 26,5% des élèves scolarisés, spécialement mises en place pour effectuer le trajet entre leur établissement scolaire et leur domicile, font l'objet d'une nouvelle réglementation.

En Essonne, près de 1300 élèves handicapés bénéficient d'un transport scolaire adapté. Par ailleurs, 26,5% des élèves scolarisés empruntent, quant à  eux des circuits spéciaux. Il s'agit de lignes de bus mises en place pour effectuer le trajet entre leur établissement scolaire et leur domicile.

Jusqu'à  maintenant ces lignes, organisées par le Stif, le Syndicat des transports d'Île-de-France, étaient co-financées surtout par le Stif, et le Conseil général dans une part complémentaire. Gérées localement par 72 communes ou groupements de communes, une association de parents d'élèves et 16 établissements scolaires, ces liaisons sont utilisées quotidiennement par près de 20000 élèves sur notre département, les 50000 autres élèves utilisant les lignes régulières des réseaux de transports en commun.

Depuis peu, le Stif a donné délégation au Conseil général pour organiser le transport scolaire de ces circuits spéciaux. Charge donc au département d'appliquer les nouvelles règles imposées par le Stif. En effet, celui-ci reste le principal financeur de ces lignes mais pour la prochaine rentrée, les règles de subventionnement évoluent...

Aujourd'hui, un circuit est organisé s'il transporte 12 élèves pour une distance minimale de 2,5 km. Demain, pour bénéficier d'un transport scolaire, un élève devra habiter à  plus de 3 km de son établissement et un circuit ne sera créé qu'à  partir du moment où il rassemble 15 élèves.

 

Sursis d'un an

 

Ce changement de règles imposé par le Stif suscite quelques interrogations, comme l'explique Michel Berson, le président du Conseil général : "Nous avons demandé un moratoire d'une année scolaire au Stif pour appliquer ce règlement. Nous voulons savoir combien d'enfants sont concernés par ce changement et combien ça nous coûterait si nous continuions à  financer les circuits spéciaux qui ne rentrent plus dans le dispositif".

Outre ce problème de financement qui pourrait fortement impacter les finances de la collectivité, les nouvelles règles juridiques modifient aussi la gestion de ces lignes. L'heure est à  l'étude approfondie des divers scénarios par les services du Conseil général pour mesurer le coût réel de ce changement de règles. Le Stif, de son côté, assure que le règlement sera appliqué avec souplesse et au cas par cas.

Affaire à  suivre...

Date de création : 15 12 2010
Dernière mise à  jour : 15 12 2010