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Travailler la terre pour reprendre pied

Jardiniers du potager de Marcoussis

Chemin de la Ronce à  Marcoussis. Une pancarte peinte à  la main indique “Les potagers de Marcoussis”. Ce chantier d'insertion par le maraîchage biologique est soutenu par le Conseil général, dans le cadre de sa politique d'insertion.

Il est 8h30. La petite salle de réunion est pleine : 24 jardiniers, les encadrants techniques Bertrand, Tristan et Guillaume ainsi que François Pastre, directeur de l'association.

Sur un tableau, les tâches de la matinée sont réparties entre les jardiniers. Une équipe s'occupera de la pose du griffage et de l'arrachage du pourpier, une autre du binage des fèves, une dernière du montage de portes sur les serres abîmées. L'ambiance est attentive mais n'exclut ni les plaisanteries ni les rires.

“Depuis 2000, nous accueillons des bénéficiaires de minima-sociaux, des travailleurs handicapés, des personnes sans ressources en grande difficulté”, explique Françoise Léger, chargée d'insertion.

Pour ces jardiniers à  la recherche d'un nouveau départ dans la vie, ce chantier d'insertion où alternent activités maraîchères bio, actions de formation et ateliers (techniques de recherche d'emploi, définition de projet professionnel, prévention/santé, accès à  la culture, etc.) est valorisant. “C'est un travail dur et physique, explique l'un d'eux. Mais au moins on est au grand air. On voit le résultat de nos efforts.”

Chaque vendredi, les légumes du potager sont distribués sous forme de paniers à  un réseau de 350 personnes, à  Marcoussis et dans toute la région parisienne. L'association a su en effet se doter de solides partenaires : Atout PLIE, Pôle Emploi, des entreprises comme Cofiroute ou encore le réseau Cocagne qui regroupe 150 associations travaillant dans le domaine de l'insertion par le maraîchage bio.

À raison de 26 heures par semaine sous la forme d'un contrat unique d'insertion qui autorise aides de l'État et du Conseil général, ces jardiniers d'un nouveau genre apprennent au fil des semaines retrouver leur place dans la société. “Notre plus grande satisfaction est de les voir reprendre pied grâce au maraîchage”, conclut François Pastre. L'ardeur déployée au travail et le sourire des jardiniers ne le démentent pas.

Date de création : 19 05 2010
Dernière mise à  jour : 19 05 2010