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RSA : le Conseil général vigilant

Vue de la salle d'attente aux guichets de la CAF

Le Revenu de solidarité active - RSA - a fait son entrée dans le paysage social. Il pourrait concerner près de 44 000 Essonniens. Ce dispositif est financé en grande partie par le Conseil général et géré par la Caf.

"Je suis payé au Smic alors que ma femme garde nos enfants. Je crois pouvoir bénéficier d'un complément de revenus", explique Michel*. Les allocataires défilent aux deux guichets réservés au Revenu de solidarité active (RSA) à  la Caisse d'allocations familiales (Caf) d'Évry, depuis la généralisation, le 1er juin dernier, de ce nouveau dispositif.

Le RSA remplace le Revenu minimum d'insertion (RMI) et l'Allocation parent isolé (API), ainsi que certaines aides comme la prime de retour à  l'emploi. C'est aussi un revenu complémentaire versé à  des travailleurs pauvres. “Nous recevons davantage de personnes ces derniers temps, avec notamment l'accueil d'un nouveau public de travailleurs aux faibles revenus. Mais tous les Essonniens ne sont pas encore au courant du dispo - sitif”, précise Hélène Paillard, directrice des prestations de la Caf.

Plus de 19000 bénéficiaires au 31 août en Essonne

Autre particularité du RSA, prévue dans le cadre de la loi : l'accompagnement des bénéficiaires vers un retour durable à  l'emploi. "Le Département finance une très grande partie du RSA, comme il le faisait pour le RMI", rappelle Michel Berson, président du Conseil général. Ainsi, 98 millions d'euros sont alloués au financement du RSA pour 2010.

En outre, en octobre prochain, le Conseil général va signer une convention de partenariat avec la Caf et les principaux acteurs de l'emploi et de l'insertion (Pôle Emploi, Maison des solidarités, CCAS, associations locales...). Car le choix de l'insertion n'est pas une nouveauté en l'Essonne, territoire pionnier dans l'accompagnement renforcé des personnes en difficultés.

"Fort de notre expérience, nous restons vigilants sur les possibles effets pervers du RSA", poursuit le président. Exemple : certaines entreprises ne risquent-elles pas d'avoir recours au temps partiel et aux bas salaires, comptant sur le RSA pour compenser les écarts ? Le Conseil général pourra-t-il compter sur l'État, instigateur de ce dispositif, si des moyens humains et financiers supplémentaires sont nécessaires pour faire face au succès du RSA ? Seul l'avenir nous le dira...

* Le prénom a été volontairement modifié.

Date de création : 23 09 2009
Dernière mise à  jour : 23 09 2009

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- Renseignements au 39 39 : "Allo service public" (prix d'une communication locale depuis un fixe) et sur www.caf.fr (simulation test d'éligibilité) et www.rsa.gouv.fr