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Un pansement contre les maladies de la vision

Publié le : 07.03.2018, dernière mise à jour : 07.03.2018

Christelle Monville est enseignante chercheuse à l’université d’Evry Val-d’Essonne et à l’institut I-stem. Au cœur de son laboratoire du Centre de recherche clinique et translationnelle sud francilien, elle contribue à la mise au point d’un "pansement" cellulaire qui pourrait soigner les maladies dégénératives de la rétine.

Le pansement cellulaire de Christelle Monville (UEVE/ i-stem) pourrait à terme soigner les maladies dégénératives de la rétine©DR

À qui est destiné votre dispositif ?

Principalement aux personnes atteintes de rétinite pigmentaire - une maladie génétique qui évolue progressivement vers la cécité – ou de dégénérescence maculaire liée à l’âge(DMLA), une pathologie pouvant se manifester à partir de 50 ans et entrainant une perte progressive de la vision centrale. Pour mieux comprendre le sujet, il faut avoir en tête que la rétine est tapissée de petits cônes et bâtonnets qui captent la lumière et la transforment en signal électrique traité par le cerveau. Ils sont soutenus par une couche de cellules dites épithéliales, à l’arrière de la rétine. La rétinite pigmentaire et la DMLA atteignent ces cellules qui de fait n’assurent plus leur rôle de soutien aux cônes et aux bâtonnets. Les patients perdent tout ou partie de la vision.

Comment agit-il et en quoi consiste-t-il ?

Il fonctionne comme un pansement de cellules épithéliales que l’on applique à l’arrière de la rétine dès les premières manifestations de la maladie. Ceci afin de sauver les cônes et les bâtonnets des patients. Pour fabriquer ce pansement, nous partons de cellules embryonnaires humaines qui ont la particularité de ne pas encore être spécialisées et dédiées à un organe ou un tissu [ndlr : les cellules souches]. En les cultivant dans un milieu adapté, nous les différencions en cellules épithéliales et pouvons contrôler leur multiplication. Nous les accrochons alors les unes aux autres puis fixons l’ensemble à une membrane issue du placenta humain pour obtenir un patch. Tout cela étant bien évidemment parfaitement encadré par l’Agence de la biomédecine.

Vous avez mené vos travaux sur le rat. Quels résultats avez-vous obtenu ?

Effectivement, nous avons appliqué notre dispositif à des rats porteurs d’une mutation génétique reproduisant la rétinite pigmentaire humaine. Les résultats ont été particulièrement encourageants car après 13 semaines d’observation, nous avons constaté un net ralentissement voir un arrêt total de la perte de la vision chez nos animaux. La méthode s’est avérée plus efficace que lorsque l’on injecte des cellules épithéliales directement dans l’œil car elles semblent moins assimilées par la rétine.

Quelles sont les suites de ce projet ?

À présent que nous avons apporté la preuve de l’efficacité de notre technique et de sa sécurité (aucune dissémination de cellules ou tumeur n’ont été constatées), nous allons déposer une demande d’autorisation pour procéder aux essais cliniques. Ceux-ci devraient avoir lieu en 2019, en partenariat avec l’hôpital parisien des Quinze-Vingts. Parallèlement, nous travaillons avec une entreprise auvergnate pour adapter le procédé de fabrication du patch à l’industrie pharmaceutique et en réduire les coûts. Nous avons d’ailleurs déposé un brevet en ce sens. Le but étant à terme, de produire un médicament innovant qui aura obtenu son autorisation de mise sur le marché.

NB : les travaux de Christelle Monville sont menés en partenariat avec l’Inserm, l’hôpital des Quinze-Vingts, la banque de tissus de l’hôpital Saint-Louis et l’Institut de la vision.

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