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À la (re)conquête du photovoltaïque

Publié le : 27.04.2016, dernière mise à jour : 27.04.2016

Le photovoltaïque a de l’avenir sur le campus Paris-Saclay. Fin 2017, 4000 m² de laboratoires, des équipements de pointe et 150 chercheurs se rassembleront sur la plateforme R&D de l’Institut photovoltaïque d’Ile-de-France (IPVF). Partenaires académiques, grands groupes industriels, PME… Elle répondra aux évolutions d’un marché de 75 milliards d’euros en 2016.

Photo du laboratoire © Jéremy Barande Ecole Polytechnique

Photo du laboratoire © Jéremy Barande Ecole Polytechnique

Photo du laboratoire © Jéremy Barande Ecole Polytechnique

Créé en 2012, l’IPVF fédère les actions de recherche de diverses filières du photovoltaïque actuellement réparties dans plusieurs laboratoires français. Une dizaine de projets, de la recherche de nouveaux matériaux aux procédés pour les très hauts rendements en passant par la perception du photovoltaïque dans la société, anime actuellement ses scientifiques. "Avec cette nouvelle plateforme, notre communauté aura enfin une vitrine de rang international pour ses savoirs faire et ses compétences", se réjouit Pere Roca, directeur du laboratoire de physique des interfaces et des couches minces (LPICM) de l’École polytechnique.


Devenir un poids lourd du secteur

Issu de la rencontre entre des institutions (École polytechnique, CNRS) et des industriels (EDF, Total, Air Liquide, Horiba Jobin Yvon, Riber) en pointe dans le domaine, l’IPVF ambitionne ainsi de devenir un des poids lourds mondial du photovoltaïque. "L’Etat a investi 18 millions d’euros dans le projet, Total et EDF 140 millions. En mutualisant les moyens et les équipements, nous allons sortir de l’échelle du laboratoire pour la R&D. Nous progresserons à la vitesse des références du domaine comme le MIT* de Boston et peut-être attirerons nous d’autres industriels, notamment la filière semi-conducteur d’Alcatel Lucent à Marcoussis".

L’institut développe à la fois des recherches sur le long terme et des applications novatrices sur le court terme. Ces dernières intéressent les petites entreprises et les startups qui auront de fait toute leur place sur la future plateforme. "Si Total et EDF conçoivent des centrales photovoltaïques générant plusieurs gigawatts d’électricité, il existe une palette de produits de quelques kilowatts dédiés aux installations domestique ou aux réseaux de communications qui intéressent les entreprises de taille plus modeste. C’est par exemple le cas de Solems à Palaiseau, avec qui nous travaillons".


Répondre aux évolutions du marché

Grâce à son nouveau centre R&D, l’IPVF sera en mesure de répondre à l’évolution actuelle du marché et à l’arrivée de ces nouvelles applications autour de l’énergie solaire. "Quand je suis venu en France en 1984, le photovoltaïque était une niche", se souvient Pere Roca. Aujourd’hui le secteur pèse 75 milliards d’euros et le pays a pris du retard malgré le leadership de Total et de ses centrales. "Les possibilités de création d’entreprises et d’emplois sont nombreuses. Le tissu industriel et scientifique de l’Ile-de-France et du plateau de Saclay est dense. L’IPVF est une opportunité que nous ne pouvons pas laisser échapper !"

* Massachusetts Institute of Technology

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