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Développement durable Les 4e Assises - Débat citoyen du 16 novembre
Plus de 700 personnes ont répondu à l’appel du Conseil général en participant à la séance de clôture des 4e Assises des Agendas 21 départementaux, le 16 novembre. Retour sur une séance de questions animée.
Pari tenu pour le Conseil général de l’Essonne. Malgré le froid, la grève et les embouteillages, la séance de clôture des 4e Assises nationales des Agendas 21 départementaux, ouverte au grand public, a rassemblé plus de 700 personnes, vendredi 16 novembre après-midi, au Centre national de rugby de Marcoussis.
Dès 14 heures, élus des collectivités, représentants d’associations, d’entreprises ou simples citoyens ont rempli le chapiteau aménagé pour l’occasion. Sur scène, c’est le journaliste Denis Cheissoux, spécialiste des débats liés à l’environnement avec son émission « CO2 mon amour » sur France Inter, qui anime les échanges, micro à la main. A ses côtés, quelques-uns des « hôtes » de la rencontre : Michel Berson, président du Conseil général de l’Essonne, accompagné des vice-présidents Bruno Piriou, Gérald Hérault et Thierry Mandon. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Essonne, Gérald Huot, et des représentants associatifs interviendront aussi dans les débats. Enfin, Guy Hascoët, consultant, ancien secrétaire d’Etat à l’économie solidaire, tient le rôle de « grand témoin » de la rencontre. Il observe, écoute et synthétise.
Les questions fusent
En principe, les débats devaient porter sur un thème précis : comment les départements peuvent-ils jouer un rôle de chef de file sur leur territoire en matière de développement durable ? Mais très vite, les questions fusent dans la salle, sortant parfois du périmètre prévu : « Quels sont les objectifs de l’Essonne en terme de réduction de gaz à effet de serre ? », « Comment faire financer l’installation de panneaux photovoltaïques dans les exploitations agricoles ? »… Mais aussi : « Que peut-on faire contre les grands pays pollueurs, telles que la Chine ou les Etats-Unis, qui refusent toujours de réduire leurs émissions de CO2? », ou « Comment lutter contre les lobbys des puissances de l’argent - pétroliers, laboratoires pharmaceutiques, producteurs de pesticides… - qui empêchent souvent la mise en œuvre de mesures environnementales ? »
D’autres questions, plus concrètes, portent sur les comportements à adopter dans notre vie quotidienne pour favoriser le développement durable. Une Essonnienne, très en colère, réclame une pétition contre le gaspillage de l’eau dans les logements. Une autre s’insurge contre le manque de volonté politique de sa commune concernant la réduction des déchets, tandis qu’un de ses voisins se plaint de la concentration de « nuisances environnementales » - autoroutes, déchetteries, proximité d’Orly… - sur des secteurs restreints du territoire. Preuve, s’il en faut, de la sensibilisation des habitants de l’Essonne à ces thématiques.
« Démocratie participative en direct »
A la tribune, les élus s’adonnent avec plaisir à cet exercice de « démocratie participative en direct » en répondant aux questions, mais dans la limite de leurs compétences. Car comme l’a rappelé Michel Berson, « les élus ne savent pas tout, ne peuvent pas tout », renvoyant notamment les bailleurs sociaux, les entreprises et l’Etat face à leurs responsabilités. Dans son discours de conclusion, le président du Conseil général insistera davantage encore sur l’engagement nécessaire du gouvernement en matière de développement durable, en interpellant directement Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, présente à la clôture des débats.
Pour autant, le Conseil général ne renonce pas à son rôle de « chef de file » du développement durable sur son territoire. « Le but de cet après-midi était d’aborder des questions sur lesquelles le Conseil général ne peut avancer seul, afin de démontrer l’importance d’établir des partenariats », a expliqué le vice-président Bruno Piriou. Des partenariats qui se concrétiseront dès la fin de cette journée : en clôture des Assises, le Conseil général a proposé à tous les acteurs du développement durable essonnien de signer un « Protocole d’engagements partagés pour un développement durable du territoire ». Ce texte, téléchargeable sur notre site, a rassemblé 80 signataires - collectivités, entreprises, associations, institutions…- dont nous publions également la liste. Une manière, officielle et symbolique, de lancer une nouvelle étape en faveur d’un développement durable et solidaire du département. Et, afin d’immortaliser ce grand moment sur papier glacé, les signataires du protocole ont été tous invités à monter sur scène, pour une photo-souvenir finale.



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