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St. Germain-lès-Corbeil, à  l'ombre d'une dynastie

Vue de la Marronneraie

La Marronneraie de Saint-Germain-lès-Corbeil

Darblay. Un nom qui ne peut pas vous échapper si vous entreprenez une balade à  Saint-Germain-lès-Corbeil. Cette famille fortunée fut en effet mécène de la ville. Du château à  l'église en passant par les façades de la rue de Tigery et jusque dans le nom des rues, son empreinte est partout présente sur la ville.

Le château Darblay

Vue du château Darblay Le parvis du château ou le parking de la mairie, juste à  côté, sont un bon point de départ. Le château actuel, dont on aperçoit les deux pavillons d'entrée, fut construit au XIXe siècle par Aymé-Stanislas Darblay. Fils d'un maître de poste d'Étréchy, il fit fortune dans la minoterie et la papeterie et élut, le premier, domicile à  Saint-Germain.

Durant deux siècles, les Darblay ont participé activement à  la vie de la ville, en finançant de grands projets de protection du patrimoine dont notamment la transformation de l'église. Plusieurs d'entre eux ont également été maires, le dernier, Stanislas Darblay entre 1968 et 2000. En levant la tête, vous apercevrez les initiales du fondateur de cette dynastie en médaillon dans la grille d'entrée du château.

L'église Saint-Germain-Saint-Vincent

Entrée de l'église Saint Germain Saint VincentJuste derrière le château, on aperçoit l'église Saint-Germain-Saint-Vincent. Cet édifice du xiie siècle était à  l'origine flanqué d'un clocher à  flèche de 60 mètres de haut. Mais privé de deux de ses cloches, réquisitionnées “sur ordre du citoyen Camus” pendant la Révolution française, il s'effondra en 1793. Il fallut attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que la famille Darblay entreprenne de restaurer l'édifice.

Aymé-Stanislas Darblay décida même d'y apposer sa touche personnelle et de transformer la façade en y ajoutant un clocher-porche inspiré des campaniles italiens. C'est également lui qui commanda, en 1862, la sculpture d'Élias Robert représentant le Christ entouré de Saint Germain et de Saint Vincent, sur le fronton de l'église.

À l'intérieur, vous découvrirez une collection remarquable de pierres tombales, remontant pour certaines au XIe siècle, ainsi qu'une série de tableaux rapportés d'Italie par Aymé-Stanislas Darblay, le fondateur de la dynastie. Classés Monuments Historiques en 1908, les vitraux du chœur, représentant l'Arbre de Jessé, la Passion du Christ et la vie de Saint-Germain, constituent un chef d'œuvre de l'art verrier du XIIIe siècle. Démontés, ils furent exposés à  New-York en 1979.

La briqueterie

Vue de l'ancienne briqueterieEn sortant de l'église, prenez la rue de Tigery sur votre droite. Le long du mur d'enceinte du parc du château, vous apercevrez les anciennes dépendances, les écuries et la ferme, transformés en appartements. Découvrez, à  gauche, l'imposant platane du parc du château, et retournez-vous, à  droite sur le pignon d'une modeste maison encore habillée d'une réclame ancienne Dubonnet.

Poursuivez votre route au milieu des anciennes maisons en meulière construites par les Darblay afin d'y loger le personnel du château. En arrivant sur la grande route, prenez à  gauche l'avenue du Général Leclerc. Juste après le cours d'eau, la rue des Prés-Hauts : vous découvrirez deux bâtiments identiques aujourd'hui maisons jumelles. Les blocs principaux, datant de 1854. Ils abritaient une briqueterie.

La rue du Vieux marché

Vue de la rue du marchéFaites demi-tour et redescendez l'avenue du Général Leclerc. C'est le long de cet axe principal que se trouve l'actuel Saint-Germain, le site ayant été urbanisé à  partir de 1972 pour accueillir la plupart des 7 000 habitants. Longez le cimetière et découvrez, sur votre gauche, une série de roches, vestiges d'une allée couverte, mise à  nu en 1906. Des agriculteurs s'étaient d'ailleurs plaints de devoir briser leurs socs à  cet emplacement.

Traversez l'avenue du Général de Gaulle et suivez la rue de la Tuilerie. Avant de rentrer dans Saint-Pierre-du-Perray, tournez à  droite dans la rue du Vieux marché, frontière entre les deux communes. Prenez le temps de flâner dans cette rue médiévale, où vous pourrez découvrir sur la façade d'une petite maison, une niche abritant la statue d'une Vierge du XIXe siècle.

Pique-nique dans la Marronneraie

Vue de la marronneraieAu bout de la rue du Vieux marché, vous apercevrez, au loin, les Tarterêts de Corbeil-Essonnes. Prenez la rue Ernest Chamblain qui remonte à  droite et rendez-vous à  la Marronneraie. Cet espace public est un lieu idéal pour se reposer.

La Marronneraie comprend une aire de jeux, un coin pique-nique, et des bancs, disposés tout autour de l'esplanade en fer à  cheval qui fait face au château Darblay. Sans doute le plus joli point de vue sur Saint-Germain-lès-Corbeil.de d'une petite maison, une niche abritant la statue d'une Vierge du XIXe siècle.

Date de création : 26 03 2008
Dernière mise à  jour : 09 10 2009

Contact

Infos pratiques

- Pour se rendre à  Saint-Germain-lès-Corbeil
Emprunter la RN 104 direction Corbeil-Essonnes, jusqu'à  la sortie 28
Saint-Germain-lès-Corbeil puis prenez la RD 33

- Durée de la balade : 2 heures (4 kilomètres)
- Niveau : facile Plan de la ville disponible à  la mairie

- Renseignements auprès de la direction de la culture, service du patrimoine culturel du Conseil général au 01 60 91 16 92 ou auprès de l'association Histoire et patrimoine de Saint-Germain-lès-Corbeil au 01 60 75 61 97