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Palaiseau, entre cours et jardins

Fronton de la mairie de Palaiseau

George Sand, la plus illustre des résidentes de Palaiseau au xixe siècle, appréciait tout particulièrement ce “pays d'arbres fruitiers à  pleins champs”. Sans crainte de crotter nos bottes ou de patauger dans les flaques, allons respirer ce parfum champêtre, entre cours et jardins, en empruntant les chemins du passé qui jouxtent les voies de la cité moderne.

Faites le tour de la mairie pour apprécier, côté jardin, la belle façade XVIIe siècle. de cet ancien hôtel particulier (les deux ailes étant quant à  elles modernes). Au fronton sont sculptées les initiales de son créateur, Caillard. Cette belle demeure a aussi appartenu à  François Denis Tronchet, l'un des avocats au procès de Louis XVI et co-rédacteur du Code civil. Revenez rue de Paris le long de la fresque commémorant le bicentenaire de la Révolution Française. Elle célèbre le tambour Joseph Bara, né à  Palaiseau, l'abolition de l'esclavage, le Front populaire... De nombreuses auberges bordaient autrefois la rue de Paris car la ville était une étape pour les calèches se rendant de la capitale à  Chartres. Leurs vastes porches ouvrent sur des cours communes. Des photos d'enfants nés en 2000 recouvrent le mur du 134.

 

Au fond du square, le mur soutenait le potager d'un château détruit en 1802. Un de ses derniers propriétaires fut le prince Louis-Joseph de Bourbon-Condé, chef de file de la Contre Révolution. La cour du 156 était autrefois celle de l'hôtellerie du Bœuf couronné. Cherchez tout au fond le vieux puits alimenté par des sources. Des lessives séchant sur les terrasses surélevées, des rosiers grimpants, des jardins entraperçus derrière les façades bordées de pots de fleurs... Un air à  la fois méridional et champêtre flotte sur ces courettes. Après l'arrivée du train de la ligne de Sceaux, en 1854, le charme de Palaiseau a conduit beaucoup de Parisiens à  y établir leur villégiature, comme George Sand. La médiathèque portant le nom de l'écrivaine est située dans la cour de l'ancien hôtel Brière.

 

Statue de Joseph BaraCette grande demeure bourgeoise abrite le Musée palaisien du Hurepoix. Elle date du XVIIe s., comme la maison en grès des 1 et 3, où vivait Joseph Bara, fils du garde-chasse du prince de Condé. La statue de cet enfant héros, qui aurait préféré mourir en criant “Vive la République” plutôt que “Vive le roi”, érigée en 1881, orne la place. Au 158 rue de Paris, le pan coupé marque l'emplacement du gibet. Poursuivez jusqu'au porche du 159. Dans la niche, une Vierge déjà  en place au XVIIIe s. Au 171, une mercerie étale ses dentelles comme jadis. Sur le toit du 179 s'ouvre une lucarne. Derrière la façade sans âge du 181, vous trouverez un autre puits... Jean-Pierre Chabrol habitait plus bas dans la rue en 1955, lorsqu'il écrivait “Le Boux Galeux”.


 

Fronton de la salle des fêtesDe retour, place de la Victoire, montez la rue Voltaire, autrefois rue Saint-Martin. Elle conduisait au château et à  l'église. Tournez à  droite, avenue de la République. Face à  la salle des fêtes, érigée pour la foire agricole de 1930, traversez le RER vers l'église, à  gauche. L'arc d'entrée en pierre de cet édifice est l'une de ses parties les plus anciennes (XIIe s.). Le cimetière se situait sous la prairie attenante, ombragée par des platanes. L'ensemble appartenait autrefois au château seigneurial, qui succéda au palais de Childebert, fils de Clovis. Sa porte en ogive est le seul vestige de cet édifice. Elle se situe à  l'entrée du lycée privé, boulevard Bara. La herse protégeant le château s'insérait dans une rigole encore visible. Continuez boulevard Bara, le long du RER. Vous passez devant d'opulentes demeures bourgeoises en meulière du début du XXe s.

 

Promeneurs de dos sur un Montez admirer, rue du Mont, la “Maternité”, œuvre du sculpteur palaisien Jean Cattant (1979). Continuez sur le coteau pour une agréable promenade à  travers le réseau de sentiers qui serpente entre les jardins et les vignes retournées à  l'état sauvage : sentiers Belvédère, Romes, Jeanne d'Arc (à  droite), Anatole France (à  droite), Sablons (à  gauche), Goutte d'or (à  droite), Saussaies (à  gauche). De retour boulevard Bara, retraversez le RER. Après le pont, prenez à  droite, rue Néreau, une voie tranquille bordée par les jardins et dépendances des maisons de la rue de Paris. En face du 44, descendez la rue Louis Blanc pour rejoindre cette artère. Prenez à  droite pour regagner l'hôtel de ville.

 

 

Date de création : 30 01 2007
Dernière mise à  jour : 09 10 2009

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Infos pratiques

- Pour s'y rendre en venant d'Évry
: RER C jusqu'à 
Massy-Palaiseau puis RER B, ou, en, voiture A6,
direction Paris, sortie Massy Palaiseau,
puis direction centre ville. Parking de la mairie.

- Renseignements auprès de la direction du patrimoine culturel du Conseil général au 01 60 91 16 92 ou le Grap (Groupe de recherche archéologique de Palaiseau)
au 01 60 14 19 67