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La culture pour tous, la culture partout
Cinéma, musique, art contemporain, danse, spectacle jeune public, théâtre de rue ou théâtre tout court, parcs, musées... L'Essonne est particulièrement dynamique en matière d'offre culturelle. En juin, période festive par excellence, mais aussi tout au long de l'année. Le Conseil général y veille... Avec un leitmotiv : favoriser la culture pour tous !
Soutenir la culture pour la rendre accessible à tous, tel est le credo de la majorité de gauche du Conseil général depuis de nombreuses années. Une volonté audacieuse alors même que ce domaine ne relève pas des compétences obligatoires d'un département. En Essonne, c'est un choix politique fort, en opposition totale avec la doctrine gouvernementale de "la culture pour chacun", en vigueur depuis peu. Tournant le dos à 50 ans de démocratisation, ce virage est dangereux: pour les artistes d'abord, contraints à une logique unique de résultat, sous entendu de rentabilité. Et bien entendu pour le public, qui voit le risque de l'offre culturelle s'appauvrir.
Le Conseil général, un acteur à part entière
Même s'il ne peut se substituer à l'État, le Conseil général de l'Essonne résiste. Avec un budget de 17, 5 millions d'euros cette année, le département s'affiche comme un acteur important en matière de politique culturelle. Et un partenaire précieux. Son soutien est multiple, à l'image du foisonnement de la culture en Essonne. "Nous favorisons aussi bien la création artistique que sa diffusion via des aides aux salles de spectacles réparties sur tout le territoire. Nous encourageons aussi la pratique artistique par des subventions aux conservatoires et aux écoles de musique. Nous soutenons tous les lieux culturels, des musées aux cinémas, en passant par les bibliothèques. Nous agissons enfin beaucoup en faveur de la lecture publique. Notre but est de rapprocher les Essonniens de la culture, au sens large du terme", précise David Raynal, à la tête de la direction de la culture du Conseil général. Et plus particulièrement les Essonniens dont le Conseil général a la charge à savoir les personnes handicapées, les Essonniens les plus démunis, bénéficiaires du RSA, et les collégiens
L'Essonne aux mille et un talents...
Qu'il s'agisse de théâtre, musique, dan se, cirque, arts de la rue... le Conseil général accompagne le spectacle vivant et les artistes - des intermittents du spectacle particulièrement malmenés par la crise - qui sont implantés en Essonne, ainsi que les événements d'intérêt départemental, comme les Rencontres Essonne danse, les festivals Dedans-Dehors, Au Sud du Nord, les Primeurs de Massy, le Festival du film européen en Essonne, etc. Le Conseil général soutient également les lieux de diffusion (théâtres et centres culturels) dans la mesure où ils proposent, autour des représentations, des actions culturelles auprès de tous les publics. Ainsi, par exemple, le Théâtre de l'Agora (scène nationale d'Évry et de l'Essonne), l'Opéra de Massy (scène conventionnée lyrique), le théâtre de Brétigny ou celui de Corbeil-Essonnes, entre autres, reçoivent des subventions du Conseil général.
Favoriser la pratique amateur
Apprendre la guitare. S'initier au hip hop ou au graff. Monter sur les planches. Autant d'activités que pratiquent de nombreux Essonniens, jeunes ou moins jeunes. Le département encourage financièrement les écoles de musique, de danse, de théâtre, de cirque et d'arts visuels. En dispensant un enseignement artistique, ces équipements jouent un rôle essentiel dans la démocratisation de la culture et de sa pratique.
Le livre accessible à tous
Support essentiel dans le développement de l'imaginaire, le livre est mis à la portée de tous dans les bibliothèques publiques. Le Conseil général, à travers la Bibliothèque départementale de l'Essonne (BDE), épaule les communes et leurs groupements dans la création, le développement et le fonctionnement de leurs bibliothèques. Ainsi, en 2010, la médiathèque de Gometz-le-Châtel a pu voir le jour. Cet équipement de proximité qui répondait à une attente des habitants a été soutenu à hauteur de 237000 euros par le département.
Aider les communes
Au chapitre des aides aux communes - autre domaine d'intervention du Conseil général -, les villes et villages bénéficient de subventions pour construire, réhabiliter ou équiper leurs bibliothèques, cinémas, salles de spectacles et musées. À ce titre, l'ancienne salle polyvalente Pablo Picasso de La Norville a pu être transformée en véritable salle de spectacles en début d'année, après quinze mois de travaux. 25 médiathèques ont aussi été construites depuis 2001 avec l'aide du Conseil général. Enfin, le département accompagne les communes dans leurs projets de restauration du patrimoine. Bon nombre d'édifices remarquables, comme l'église Saint-Sulpice-de-Favières, recouvrent ainsi leur splendeur grâce au département.
Moderniser les cinémas art et essai
Grâce au Conseil général, les cinémas art et essai sont en cours de numérisation. Et ce soutien au 7e art ne s'arrête pas là. Notre département accueille, chaque année, au printemps, les sessions de tournage de l'association emer gence qui aide la jeune génération d'auteurs réalisateurs à passer du court au long-métrage. Yann Moix tourna plusieurs scènes de “Podium” dans ce cadre.
Valoriser notre patrimoine
Propriétaire des domaines départementaux de Chamarande et de Méréville, de la maison-atelier Foujita à Villiers-le-Bâcle et du Musée Français de la photographie, le Conseil général n'a de cesse de proposer des programmations insolites, notamment pendant les journées du patrimoine. Mais pas seulement... Le site archéologique d'Étiolles, qui appartient lui aussi au Conseil général, célèbrera ses 40 ans lors d'un week-end préhistorique exceptionnel en juin. Méréville et Chamarande - qui abrite un fonds départemental d'art contemporain et propose de nombreuses expositions - ont leur saison culturelle, démarrée depuis peu. Des temps forts à découvrir dans notre supplément joint à ce numéro.
Lire autrement...
Lutter contre les préjugés et favoriser l'intégration des personnes handicapées. Telle est l'ambition de la bibliothèque départementale de l'Essonne (BDE). Elle a développé, au sein de la médiathèque départementale de La Ferté-Alais, une collection baptisée "Lire Autrement". Ici, un fonds de livres et de documents adaptés* est mis à la disposition des intéressés et des autres bibliothèques de l'Essonne. “Nous travaillons en partenariat avec des établissements spécialisés. Des enfants sourds du château phoniatrie de la Norville viennent régulièrement avec leur éducatrice. Ils choisissent des histoires et on leur lit. Tout le personnel de la médiathèque est sensibilisé à la langue des signes et au handicap mental. Ainsi, nous proposons des ateliers et des animations qui favorisent la mixité des publics”, précise Sandrine Nadaud, adjointe au patrimoine à la BDE.
* En langue des signes, en gros caractères, audio, en braille, à toucher ainsi que des DVD avec sous-titrage spécifiques pour les sourds.
Infos au 0164576639
Sortir et s'en sortir
L'association Cultures du coeur Essonne se bat contre les exclusions. Soutenue financièrement par le Conseil général, elle facilite l'accès à la culture, aux sports et aux loisirs des personnes les plus démunies, les bénéficiaires des minima sociaux mais aussi les travailleurs pauvres. "Depuis la crise, nous avons de plus en plus de demandes. Concrètement, nos nombreux partenaires essonniens* nous offrent des invitations pour des spectacles, des concerts, des séances de cinéma... Les relais sociaux que sont les Maisons départementales des solidarités, les épiceries sociales, les missions locales ou encore les Restos du Coeur se chargent de les distribuer aux intéressés. L'an dernier, plus de 11500 invitations ont été ainsi utilisées par les bénéficiaires", précise Lydia Benkovic, chargée de développement de l'association. Une bouffée d'oxygène pour des Essonniens qui ne pourraient s'offrir ce plaisir pourtant essentiel.
* Le Plan de Ris-Orangis, le théâtre des Ulis, Morsang-sur-Orge, Brétigny-sur-Orge, le réseau des salles de cinéma Cinessonne...
Trouver sa voix !
Le collège Pierre Mendès-France de Marcoussis a mis en place, en partenariat avec l'École des arts de la ville, des classes à horaires aménagés musique (Cham). Les 64 élèves - de la 6e à la 4e - qui ont choisi cette option suivent les cours normalement au collège et reçoivent en plus un enseignement spécialisé à l'École des arts, située à côté. "Il ne s'agit pas de filière professionnelle ou de pré-orientation", précise Claire Perez Maestro*, professeur d'éducation musicale au collège Pierre Mendès-France, référente Cham. Les collégiens ont 4h de cours à l'école des arts et 2h45 au collège (pratique vocale et éducation musicale) par semaine. "Je m'attache vraiment à leur faire découvrir un répertoire qu'ils ne connaissent pas. On travaille les techniques de respiration, les placements de voix... En mai, les élèves donnnent un concert à la salle Jean Montaru de la ville", conclut la professeur.
* Coordinatrice des Chorales de l'Essonne qui réunit chaque année 1200 collégiens de tout le département
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