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Évry, vi(ll)e nouvelle

Evry ville nouvelle

Evry ville nouvelle

Tel un champignon, la ville nouvelle d'Evry est sortie de terre au début des années 70, en période de pleine croissance économique. Des architectes de renommée internationale ont participé à  la création de ce nouvel espace urbain regroupant logements, parcs, équipements publics et entreprises.

Cour Monseigneur RomeroPoint de départ de notre balade, la place des Droits de l'homme et du citoyen, un vaste espace aménagé par la suédoise Catherine Gustavson. Le coloris gris du sol en granit martelé contraste avec les parements en brique à  l'honneur dans ce quartier du début des années 90. Face à  vous, la mairie s'érige, au vaste hall sous verrière. Une création signée de l'architecte français Jacques Levy. À votre gauche, la Chambre de commerce et d'industrie, dont les hublots et la verrière en forme de cylindre sont caractéristiques du style de Philippe Deslandes. Passez entre ces bâtiments pour rejoindre le cours Roméro (voir photo). Face à  vous, le parc des Coquibus et à  sa gauche, l'Ecole nationale de musique et de danse édifiée en 1983 par Pierre Riboulet (architecte de l'hôpital Robert Debré à  Paris). Un beau mariage de béton, de verre et de brique.

La cathédrale de la RésurrectionLongez la mairie pour rejoindre la cathédrale de la Résurrection, monument le plus visité de l'Essonne. La forme cylindrique et la façade ciselée de cet édifice inauguré en 1995 sont caractéristiques du style de son architecte suisse, Mario Botta. 670 000 briques travaillées à  45 degrés pour empêcher que les graffitis recouvrent ses murs. Son éclairage principal provient d'une large verrière supportée par une structure métallique. Sur le toit, 24 tilleuls argentés rappellent la couronne d'ifs entourant les mausolées des premiers empereurs chrétiens. Dans la nef, une sculpture moderne très expressive en bronze polychrome de Saint-Corbinien, personnage essonnien né à  Arpajon au viiie siècle. L'enceinte de la cathédrale accueille le Centre national des arts sacrés.

Le Centre culturel islamiqueContinuez le cours Roméro. Vous passez le long du clos de la cathédrale. Remarquez, à  gauche, le ton clair des briques du couvent des sœurs dominicaines, et plus sombre, de celles de l'évêché. Traversez la voie réservée aux bus - le site propre - pour atteindre les bâtiments de l'université. Tournez à  droite rue Jarlan puis à  gauche, longez la bibliothèque universitaire et le bâtiment du premier cycle, jusqu'au boulevard des Champs-Elysées. Prenez à  droite pour atteindre la rue Brassens et le centre culturel islamique, dont l'intérieur a été décoré par des artisans traditionnels marocains. Traversez de nouveau le boulevard en direction de la gare d'Evry-Courcouronnes. Sa structure aérienne de métal et de verre date de 1975.

Sculpture représentant une goutte d'eauGrimpez les escaliers vers l'allée Jacquard (historien essonnien). L'immeuble de 1984 qui la borde réunit commerces, services et logements, comme dans les villes traditionnelles. Observez comment Pierre Riboulet a animé sa façade par des logements s'avançant en surplomb. Plus loin, vous passez près d'un insolite jardin intérieur, le «Jardin du silence», avant de longer un bâtiment carrelé de blanc, la maison des Syndicats. Place des Terrasses de l'Agora, s'ouvre face à  vous le complexe de loisirs inauguré en 1975 avec le centre commercial. Prenez à  droite, vers l'hôtel de la Poste. Devant ce bâtiment, une sculpture représente une goutte d'eau éclatée. Elle évoque la disposition en croix de la ville nouvelle. Une œuvre tout droit sortie de l'imaginaire de l'artiste essonnien Louis Molinari à  qui l'on doit l'organisation du Salon du Hurepoix. Continuez jusqu'à  la placette surplombant la rue des Mazières.

Le quartier des PyramidesDevant vous, la cité administrative, de l'architecte Guy Lagneau, qui se mire dans un plan d'eau, construite sur le modèle de celle de la place des pouvoirs à  Brasilia, au Brésil. À gauche : le palais de justice. En face : l'hôtel du département et la préfecture, inaugurée en 1971. Retournez à  l'Agora. Entre la patinoire et la piscine, l'allée de l'Agora conduit aux Pyramides. Ce quartier édifié à  partir de 1975 renouvelait l'habitat urbain moderne : structure en cubes superposés pour que chacun ait sa terrasse, rues piétonnes, services et commerces intégrés... Dirigez-vous vers le square du Dragon. Penchez-vous au-dessus des voies du bus pour apercevoir la Place des miroirs (voir photo). Ses plans d'eau aujourd'hui taris reflétaient à  l'origine le rêve des architectes qui ont bâti ce quartier : Michel Andrault, Pierre Parat...

Date de création : 20 04 2005
Dernière mise à  jour : 09 10 2009

Contact

› Renseignements auprès de la direction de la culture du Conseil général, service du patrimoine culturel au 01 60 91 93 93.

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