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Le chantier du mois

L'église Saint-Pierre de D'Huison-Longueville

 

L’église Saint-Pierre de D’Huison-Longueville, dont la 1re période de construction aurait débutée au 12e siècle, souffre de nombreuses pathologies qui ont conduit la commune à effectuer un diagnostic sanitaire et de stabilité en partenariat avec le Conseil général de l’Essonne.

 

Située dans le bourg de D’Huison, cet édifice du patrimoine essonnien offre une particularité peu commune. En effet, elle possède un clocher dont la base est flanquée aux angles de deux contreforts cylindriques en maçonnerie de moellons qui ne sont pas sans rappeler les bases d’une construction fortifiée. La consultation de documents anciens et l’analyse de l’édifice effectuée dans le cadre de l’étude de diagnostic n’ont pas permis à ce jour de résoudre cette « énigme » dans la construction. D’Huison possédaient un manoir et des fortifications, les bases du clocher en seraient-elles le témoin ?

••• L'église

L'église de D'Huison-Longueville / © CG 91 - mars 2009 L'église de D'Huison-Longueville / © CG 91 - mars 2009À l’issue de l’étude de diagnostic, il s’est avéré que l’édifice nécessitait une restauration conséquente qui pour autant pouvait être menée en plusieurs phases. 

 


La première campagne de restauration a consisté en la restauration de la couverture de la nef qui présentait divers maux :
••• tuiles fissurées couvertes de mousses et de lichens, dégarnissage des joints du faîtage. Ces dégradations étaient à l’origine de l’infiltration des eaux de pluie sur la charpente et la voûte qui couvre la nef
••• des désordres sur certains éléments de charpente et un affaissement du liteaunage qui supporte les tuiles.

Détail charpente © CG 91 - janv. 2011Chemin de travaux dans la charpente © CG 91 - janv. 2011Parallèlement, une étude de dendrochronologie a été réalisée. Elle a permis de dater les bois de charpente pour partie du 16e siècle et d’adapter l’intervention des charpentiers en conséquence, en respectant les savoir-faire de l’époque.

Voûte de la nef © CG 91 - janv. 2009L’étude de diagnostic a permis de mettre au jour une autre particularité de l’église de D’Huison, la voûte de la nef  est non pas faite de pierres comme il est permis de le penser au premier regard, mais de briques !

Cette particularité a nécessité la création d’un chemin de travaux dans la charpente, les qualités statiques (de résistance) de la voûte en briques ne permettent pas de supporter des poids importants, le risque est de provoquer l’effondrement de la voûte.

 

 

La pose des tuiles

Certaines tuiles anciennes ont pu être réutilisées. Dans ce cas, on réalise un panachage des tuiles, c'est-à-dire que l’on mélange tuiles anciennes et nouvelles. La difficulté est de jouer avec les épaisseurs différentes des tuiles et leur couleur. Dans la restauration, on  utilise des tuiles artisanales qui offrent un camaïeu de couleurs naturelles adapté à la technique du panachage. Toute la qualité du couvreur réside dans sa capacité à mélanger ces tons en harmonie donnant l’impression d’une toiture patinée par le temps.

Tuile ancienne / Camaïeu de tuiles neuves / Pose des tuiles / © CG 91 - mars 2011

••• Tuile ancienne  /  ••• Camaïeu de tuiles neuves /  ••• Pose des tuiles

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••• Le clocher

Le clocher de l'église de D'Huison-Longueville / © CG 91 - janv. 2009


••• La base
et ses contreforts cylindriques

12e siècle

La base du clocher et ses contreforts cylindriques 12e siècle / © CG 91 - mai 2011


••• Les deux parties supérieures
plus tardives

Les 2 parties supérieures plus tardives du clocher / © CG 91 - mars 2011