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Culture Sports Loisirs

Maison-atelier Foujita

En 1991, Kimiyo Foujita fait don au Conseil départemental de l'Essonne du dernier atelier de son époux, le peintre franco-japonais Léonard Foujita. La Maison-atelier de Villiers-le-Bâcle, où rien ne paraît avoir bougé, offre un aperçu de l'univers intime de cet artiste.

Photo intérieur de la maison Foujita ©Laurence Godart

Logo Maisons des illustres

La Maison-atelier Foujita a reçu en septembre 2011, le label « Maisons des Illustres » décerné par le ministère de la Culture et de la Communication à 111 lieux dont 2 lieux essonniens uniques : la Maison-atelier Foujita à Villiers-le-Bâcle et la Maison Jean Cocteau à Milly-la-Forêt.

 

La Maison-atelier Foujita

À la fin des années 1950, Foujita travaille avec l'éditeur d'art Pierre de Tartas qui vient de transformer à  Bièvres un ancien moulin en centre d'art. Foujita s'y rend régulièrement et, au détour d'une de ces visites, découvre dans le village de Villiers-le-Bâcle, une petite demeure rurale en ruine. C'est un coup de cœur. En octobre 1960, Foujita l'achète. Ce sera sa dernière résidence. Il y entreprend des travaux d'envergure qui transforment radicalement la petite habitation du XVIIIe siècle. Fasciné par l'artisanat, attiré par le design et la modernité, il y aménage tout, jusqu'au moindre détail. En novembre 1961, Foujita prend enfin possession de son nouvel atelier.

La Maison-atelier Foujita, avec son jardin, ses pièces d'habitation au décor et au mobilier singulier et son atelier, nous invite à  pénétrer dans l'univers du célèbre peintre de l'École de Paris, artiste aux multiples facettes qualifié volontiers de "magicien" par ses contemporains.

INFORMATIONS PRATIQUES

Maison-atelier Foujita
7, route de Gif à Villiers-le-Bâcle (91190)

Tél. 01 69 85 34 65
Courriel

Plan d'accès

Comment s'y rendre
How to get there
• メゾン・アトリエ・フジタへのパリからの行き方


Les visites sont gratuites et exclusivement guidées

Sans rendez-vous
: samedi 14h-17h // dimanche 10h-12h30 & 14h-17h30
Sur rendez-vous, et uniquement pour les groupes constitués d'au moins 5 personnes 

 

Liens externes

Musées exposant des œuvres de Foujita

> Musée d'art moderne de la Ville de Paris
> Musée Faure, Aix-les-Bains
> Musée des Beaux-arts, Reims

A l'international
• Musée national d'art moderne, Tokyo, Japon
• Musée départemental d'art moderner de Hokkaido, Sapporo, Japon
• Musée du petit Palais, Genève, Suisse

L'artiste

Né au Japon en 1886, Foujita arrive à  Paris en 1913. En quatre ans, l'ancien élève de l'École des Beaux Arts de Tokyo devient l'un des artistes les plus célèbres de la capitale. Sa peinture, son sens de la fête et de l'amitié en font une personnalité incontournable de Montparnasse.

En 1931, il entreprend un voyage en Amérique latine, et en 1933, s'installe au Japon. Foujita ne quittera pratiquement plus son pays natal, jusqu'à  son retour définitif en France en 1950.

Il obtient la nationalité française en 1955 et se convertit au catholicisme en 1959. S'ouvre alors une nouvelle période dans la vie de Léonard Foujita : il délaisse ses thèmes favoris (portraits de femmes, autoportraits, chats) pour des thèmes religieux, et consacre les dernières années de sa vie à  la création d'une chapelle à  Reims, Notre Dame de la Paix. C'est dans l'atelier, au dernier étage de la maison de Villiers-le-Bâcle où il s'était installé en 1961, que Foujita conçoit cette dernière grande œuvre.

Décédé en 1968, l'artiste repose à  Reims laissant une œuvre influencée par sa double appartenance culturelle.

Les grandes toiles de l'artiste

En 1928, Foujita, au faîte de sa notoriété, délaisse ses projets en cours pour réaliser une œuvre monumentale composée de quatre panneaux décoratifs de trois mètres par trois, qui constituent un ensemble de deux diptyques. Foujita considère ces tableaux comme ses œuvres les plus abouties, comme il l'écrit le 31 octobre 1931 à  son épouse Youki, alors que l'artiste s'apprête à  quitter la France.

Ces quatre panneaux peints sur un fond blanc opalescent mis au point par l'artiste sont admirables de virtuosité et de délicatesse. Le sujet est obscur, et les titres choisis par Foujita - Grande Composition et Combats - n'en favorisent pas sa compréhension. Ces toiles offrent au spectateur la vision de deux univers opposés : l'un empreint d'une certaine douceur lascive, l'autre, plus tumultueux, semble répondre au premier.

L'artiste a puisé ses sources d'inspiration dans les compositions allégoriques classiques des grands maîtres comme Michel-Ange, Poussin, Vélasquez, mais aussi dans la sculpture de Rodin.

Ces toiles ont été exposées trois fois entre 1928 et 1929 à  Paris. Elles ont suscité l'admiration de tous, au point que certains critiques qualifièrent Foujita de « magicien ». Longtemps crues perdues, elles furent données par Kimiyo Foujita au Conseil départemental de l'Essonne en 1992, restaurées par le Département, exposées à  Chamarande en 2007 puis au Japon en 2008 et 2009, enfin à  Reims en 2010.

Depuis février 2011, la ville de Reims et le Conseil départemental de l’Essonne se sont associés pour que ces cinq toiles monumentales soient accessibles au public. Pendant trois ans, c’est donc le musée des Beaux-Arts de Reims qui accueillera cet ensemble exceptionnel permettant ainsi au plus grand nombre de découvrir cette œuvre majeure de Foujita.