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Protéger Paris

Publié le : 13.05.2015, dernière mise à jour : 29.06.2015

En 2008, des talus et fossés mystérieux ont été découverts en forêt de Sénart. Cet impressionnant ouvrage de trois kilomètres reliant Etiolles, Tigery et Combs-la-ville est en fait un des rares vestiges du camp retranché de Paris bâti en août 1915.

Le plan des défenses de Paris, extrait du livre 'Paris, en état de défense', 1927

Le plan des défenses de Paris, extrait du livre 'Paris, en état de défense', 1927Le plan des défenses de Paris

Le plan des défenses de Paris, extrait du livre 'Paris, en état de défense', 1927

A partir d’août 1914, la construction du camp retranché de Paris, – vaste ensemble de fortifications édifié pour défendre la capitale – débute sous le commandement du général Gallieni. Ce chantier est destiné à moderniser la ceinture de forts édifiée à partir de 1840 pour protéger la ville lumière des tirs d’artillerie ennemis. Au cours de la Grande guerre, ce projet stratégique connaît plusieurs évolutions avant d’être abandonné définitivement à partir de 1917. Notre département a abrité plusieurs ouvrages importants de ce système de défense parmi lesquels la zone de défense Yerres - Seine longeant la forêt de Sénart datant de 1915 ou le fort de Palaiseau de 1874-1881.

Les Allemands aux portes de Paris

Après la bataille de la Marne (5 - 12 septembre 1914), les Allemands sont aux portes de l’Île-de-France – ils atteignent la Brie -. La menace se fait plus pressante. On décide de renforcer la première ligne de défense deux à trois kilomètres de l’enceinte urbaine envisagée d’abord, avec une autre série d’ouvrages plus éloignés. Deux ceintures de défense traversent ainsi le territoire essonnien, la première au nord commence au fort de Palaiseau jusqu’en forêt de Sénart, et constitue la défense rapprochée de Paris. La seconde englobe des dispositifs éloignés de la capitale dans un rayon de 45 kilomètres au Sud passant par la Ferté-Alais et Etampes.

Une armée de terrassiers

Creuser des tranchées de la hauteur d’un homme, étayer les parois à l’aide de boisements ou défricher des terrains occupés par des forêts, des milliers d’hommes sont mobilisés pour créer ces obstacles à l’avancée d’un éventuel ennemi. Entre les séances d’instruction militaire, les réservistes de l’armée territoriale (RAT) - âgés de plus de 35 ans - non mobilisés en première ligne oeuvrent aux travaux un jour sur trois. Avec le départ progressif de ces troupes pour le front à compter de 1915, ce sont les civils et les prisonniers de guerre qui effectueront ces tâches.

L’implication croissante des aéroplanes dans le conflit oblige l’Etat-Major à faire évoluer la mission des forts. Ils reçoivent des batteries de DCA (défense contre avions) et des dispositifs de repérage des aéronefs. Tranchées, abris, et postes d’observation ou de Défense contre avions (DCA) sont construits à Saulx-les-Chartreux, Champlan ou encore Tigery. A Savigny-sur-Orge, la ferme de Champagne se transforme en poste de police tandis que celle du Contin abrite des postes de DCA. La majorité des travaux est terminée entre fin septembre et décembre 1914.

Le camp retranché de la forêt de Sénart

En août 1915, les 4 000 hommes de la 100ème division d’infanterie territoriale s’installent de part et d’autre de la Seine pour commencer les travaux de défense de la zone Yerres - Seine. Pendant trois semaines, des ouvrages, tranchées, abris et nids de mitrailleuses seront construits à l’orée sud-est de la forêt de Sénart.

90 hectares sont déboisés et plusieurs terres agricoles réquisitionnées pour permettre le passage des tranchées. La nappe phréatique peu profonde contraint à creuser de manière superficielle et à rehausser le bord de la tranchée avec de la terre prélevée en surface. Tracé en baïonnette pour permettre des tirs latéraux sur les assaillants, retraites en zigzags pour protéger des tirs en enfilade, les subtilités de conception contrastent avec les moyens rudimentaires de réalisation. De nos jours, des talus signalent encore ce qui fut considéré par les stratèges militaires comme le dernier rempart devant l’ennemi.

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