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L'usine de guerre essonnienne

Publié le : 15.04.2015, dernière mise à jour : 29.06.2015

Production de céréales, d’obus, de véhicules blindés ou d'explosifs, l'Essonne soutient significativement l'effort de guerre national à partir de 1916. Grands moulins de Corbeil, entreprise Decauville d'Evry, forges d'Athis-Mons ou usine Loyer de Massy, des fleurons industriels de notre département se mettent au service des besoins militaires. 

"Dans les usines de guerre" extrait de la revue Patrie (1918)

"Dans les usines de guerre" extrait de la revue Patrie (1918)

"Dans les usines de guerre" extrait de la revue Patrie (1918)

À l'automne 1914, les consommations de munitions dépassent toutes les prévisions et l’occupation des départements du Nord et du Nord-Est prive le pays d’une partie de ses sites industriels et de matières premières.

De plus, l’équipement militaire se complexifie. Il faut toujours plus de canons, de munitions, de matériels de tranchées, de fusils, de mitrailleuses, d’automobiles et de camions, de poudre et d’obus, de matériel chimique et d’explosifs. Les Grands moulins de Corbeil sont réquisitionnés dès le 1er août 1914 au titre des subsistances militaires et contribuent à l’approvisionnement du camp retranché de Paris en farine et pain. Avec l’enlisement de la guerre, les usines essonniennes, notamment dans le bassin économique de Corbeil, sont de plus en plus sollicitées pour la défense nationale.

L'industrie essonnienne mobilisée

Constructeur de trains, vélos et voitures depuis 1875, l’entreprise Decauville installée à Evry - Petit bourg produit aussi des véhicules militaires et des obus à partir de 1914. Son "train portatif" sur voie étroite joue un rôle important dans l’approvisionnement du front en vivres et munitions. En tout, 740 locomotives parcouront 3 800 km de voie dans la boue des tranchées. En 1916, 1 600 personnes travaillent sur son site évryen.

Au-delà de cet exemple emblématique, un grand nombre d’entreprises locales adaptent leurs activités aux impératifs de la guerre. A Athis-Mons, les usines Bellanger et les forges au bord de l’Orge produisent également des munitions. Créés en 1905, les établissements pétroliers Deutsch de Juvisy-sur-Orge approvisionnent l’armée en bidons d’essence. A Dourdan, l’usine d’engins agricoles créée par le maire de Théophile Gautreau se convertit, quant à elle, à la réparation de véhicules militaires.

Explosifs essonniens

Le 28 janvier 1917 à 14h00, une violente déflagration détruit les toits de l’usine d’explosifs chimiques Loyer située près de l’actuelle gare de Massy-Palaiseau. Un cratère profond de plus de 15 mètres occupe l’emplacement de l’usine. La gare, des wagons de chemin de fer et même les établissements Vilmorin de Bruyères-le-Châtel à plusieurs kilomètres sont sévèrement endommagés.

Cette usine chimique civile s’est reconvertie en 1916 dans la production de l’acide picrique, un explosif entrant dans la composition des obus. Construit à partir de 1904 par l’ingénieur massicois Henry Loyer, le site emploie près de 400 employés au moment de l’accident dont de nombreux Nord-africains. Un Algérien fait partie des deux victimes de la catastrophe. Hormis les journaux de l’époque, les rares informations dont nous disposons sont les plaintes du mari de la seconde victime déposées au tribunal civil de Corbeil conservées aux Archives départementales. Pour le reste secret défense...

Avant l’explosion, la pollution "souillant le sol, corrodant les ouvrages en maçonnerie et interdisant l’utilisation des lavoirs publics" avait déjà entraîné des recours d’habitants et d’industriels. Pendant la guerre 14-18, l’usine Loyer est l’un des deux sites de production d’explosifs en Essonne avec les poudreries du Bouchet à Vert-le-Petit dépendant directement du ministère de la défense.

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