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L’art du déplacement

Publié le : 26.12.2017, dernière mise à jour : 02.01.2018

En 2001, les Yamakasi deviennent des stars grâce au film de Luc Besson. Ils ont inventé ce qui deviendra un phénomène en France et dans le monde entier : l’art du déplacement. Rencontre avec Mehdi, Nabil, François et Mathieu, coachs et pratiquants de cette discipline qui possède sa propre académie.

Quelle définition peut-on donner de l’art du déplacement ?

C’est se mouvoir dans son environnement immédiat en se l’appropriant de manière différente. En s’affranchissant des obstacles physiques comme le mobilier urbain ou les bâtiments, nous faisons tomber nos propres barrières mentales. Cela nous rend plus forts physiquement, mentalement et surtout humainement.

Comment cette discipline est-elle née et pourquoi dans l’agglomération d’Évry ?

Les racines de la discipline s’ancrent avant tout dans l’amitié que se portent les membres fondateurs. Il y a eu une forme d’émulation entre amis cherchant à repousser, par le sport, leurs limites propres. C’est donc par hasard que la pratique s’est créée. Notre discipline a pu se développer grâce à l’environnement urbain des villes d’Évry et de Lisses, qui se prêtent à notre vision de la mobilité mais aussi dans le milieu naturel comme les massifs forestiers de Cerny et de Champcueil. Nous sommes plus de 200 pratiquants à Évry. L’essence même de notre art étant l’autonomie, il est impossible de quantifier le nombre total de pratiquants. L’art du déplacement est présent en France comme à Nantes, Toulouse, Bordeaux mais aussi à Milan, Houston, Québec, Mexico, Singapour, Londres et Taïwan.

Quelles sont les qualités requises pour pratiquer cette discipline assez impressionnante et acrobatique ?

On apprend d’abord à marcher avant de courir. C’est-à-dire que notre discipline est accessible à tous. C’est une question de volonté, d’ouverture d’esprit et de plaisir. Dans le mode de vie actuel, il est important de se réapproprier qui nous sommes, ce qui nous constitue, et ce que nous côtoyons tous les jours. Une fois les premiers doutes passés, l’art du déplacement apporte la confiance en soi, l’esprit d’équipe et surtout l’humilité. Notre devise c’est "On commence ensemble, on finit ensemble".

Quelques années plus tard, quatre des Yamakasi créent l’Académie de l’art du déplacement à laquelle vous appartenez. Quelles sont ses missions, notamment auprès des jeunes ?

Nous développons notre art et transmettons nos valeurs liées à la tolérance et à la bienveillance. Nous portons une forme d’éducation populaire, dans des milieux parfois fragiles, en plus des circuits sociaux classiques que sont la famille et l’école. C’est pourquoi nous intervenons lors des temps périscolaires. Nous sommes toujours volontaires pour nous adresser à un public le plus large possible comme les collégiens. Cette pratique lie aussi différentes formes d’arts, grâce aux performances. Nous créons des tableaux mouvants pour transmettre une émotion lors de manifestations culturelles par exemple.

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