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Des hôpitaux militaires en Essonne

Publié le : 18.02.2015, dernière mise à jour : 29.06.2015

Durant la Première Guerre Mondiale, l’Essonne accueillit plusieurs dizaines d’hôpitaux militaires pour soigner des blessés et des convalescents en arrière du front. Ce rôle méconnu a permis de sauver bien des vies.

Hôpital auxiliaire installé dans les Graineteries Clause de Brétigny

Hôpital auxiliaire installé dans les Graineteries Clause de Brétigny

Hôpital auxiliaire installé dans les Graineteries Clause de Brétigny

Ce qui allait devenir le département de l’Essonne participa pleinement à l’accueil de milliers de blessés et de convalescents qui, soignés en urgence dans les ambulances de 2e lignes, furent envoyés par convois entiers dans notre territoire en arrière du front. L’immense majorité des hôpitaux militaires essonniens se situaient à proximité ou le long d’une voie ferrée afin de faciliter le transfert des blessés et des convalescents.

39 hôpitaux en 1915

Au plus fort de leur activité ces hôpitaux avaient une capacité maximale d’accueil de 2755 lits. Cependant tous ne fonctionnèrent pas en même temps. Les premiers furent ouverts dès le début du conflit, en août 1914, comme la Maison Salavin à Arpajon, l’école Galignani à Corbeil-Essonnes ou le château de Courances. Au mieux, en 1915, 39 établissements étaient ouverts en Essonne ; les deux premières années du conflit étant les plus meurtrières. Une quinzaine d’entre eux continuèrent d’exister jusqu’en 1919, comme la salle paroissiale de Palaiseau ou la Villa Dubreuil à La Ferté-Alais.

Des propriétés privées mises à contribution

Ces hôpitaux de fortune étaient installés principalement dans des demeures privées, châteaux ou riches maisons bourgeoises (pour 25 d’entre eux). On en trouvait également dans des hôpitaux et sanatoriums existants, mais aussi dans des écoles et des établissements ecclésiastiques. Seules deux entreprises essonniennes accueillirent des blessés, à l’exemple des graineteries Clause à Brétigny-sur-Orge. Hormis le sanatorium de Bligny pouvant recevoir jusqu’à 500 patients, les plus grosses capacités ne dépassaient guère les 200 lits comme au château de Bel Air à Bièvres, au collège Saint-Charles à Juvisy-sur-Orge ou au sanatorium de Champrosay à Draveil. Les plus petits d’entre eux ne possédaient qu’une vingtaine de lits. Ce fut le cas de la propriété Meunier à Longjumeau ou du château de Grandvaux à Savigny-sur-Orge.

Notre série sur la Guerre 1914-1918

Nous vous proposons de (re)découvrir le rôle de notre territoire tout au long de l’année dans notre rubrique consacrée au Centenaire de la Guerre 1914-1918. Une douzaine d'articles retracera des épisodes originaux et peu connus de cette guerre en Essonne. Ces articles sont réalisés avec le concours des Archives départementales de l'Essonne (Dominique Bassière, Lisbeth Porcher et Nathalie Noël) et l'équipe rédactionnelle du site Essonne.fr (Olivier Moulergues et Vincent Bolantin).

L'Essonne en 1914

 

 

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