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1918 : l'Essonne sous les bombes

Publié le : 17.06.2015, dernière mise à jour : 29.06.2015

Au printemps 1918, l'aviation allemande bombarde Paris et la région parisienne, épisode peu connu pour cette guerre. Dans la nuit du 22 mai 1918, les villes d'Athis-Mons et de Corbeil-Essonnes furent touchées...

Un des documents d'archives qui retrace le bombardement de Corbeil © Archives départementales de l'Essonne

Un des documents d'archives qui retrace le bombardement de Corbeil © Archives départementales de l'Essonne

Dégâts matériels et humains à Athis-Mons

Dans les deux cas, les Allemands visent le tissu industriel de ces communes afin de détruire ou de réduire les capacités de l'industrie mise au service de la guerre. De nombreux bâtiments civils sont touchés. A Athis-Mons, les bombardiers de type Gothas cherchent la vallée de la Seine où des usines travaillent presque exclusivement pour l’armée, dans la fabrication d’obus.

Mais, la précision des bombardements aériens nocturnes laissent encore à désirer à cette époque. 65 maisons furent touchées, principalement dans le lotissement d’habitation à bon marché le Cottage d’Athis. Deux décès sont relevés, l'une des personnes est tuée sur le pas de sa porte et l’autre surprise dans son lit, tandis qu’une voisine est blessée par un éclat d’obus dans l’œil... Ces éléments sont fournis par les documents d'archives.

Lourdes pertes humaines à Corbeil-Essonnes

A Corbeil, les Allemands bombardent le quartier Saint-Spire : rue et cloître Saint-Spire, place du Marché, rue du 14 Juillet et l’usine Decauville. Le bilan humain est lourd. Six personnes perdent la vie dans l’effondrement d’un immeuble de la rue Saint-Spire. Au lendemain de ce bombardement. Le Président de la République, Raymond Poincaré, visite le quartier ravagé et salue les familles des victimes. Une batterie de DCA (Défense Contre les Aéronefs) équipée du fameux canon de 75 fut installée à l’est de la ville dans une prairie de Saint-Germain-les-Corbeil.

Période d'insécurité

D’autres communes essonniennes furent menacées à cette époque. Des mesures de protection contre les attaques aériennes furent mises en place. Et, pour la première fois de leur existence, les populations civiles connurent la peur des alertes aux bombardements notamment sur les communes de Crosne, Massy ou Palaiseau. Durant ce conflit, l'Essonne fut menacée deux fois par les Allemands. La première par l’offensive terrestre de la première bataille de la Marne, en 1914, et la deuxième, par voie aérienne durant le printemps 1918 au début de la seconde bataille de la Marne.

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