Conservation préventive et restauration

Restauration du globe céleste de Coronelli, 2002, collection Observatoire Camille Flammarion. © Montage L.Porcher.
Restauration du globe céleste de Coronelli, 2002, collection Observatoire Camille Flammarion. © Montage L.Porcher.

La conservation préventive : pourquoi faire ?

  • pour garantir la pérennité de notre patrimoine.
  • pour anticiper les risques naturels et humains.
  • pour combattre et maîtriser les causes de dégradations déjà  installées.
  • pour responsabiliser tous les acteurs sur une meilleure gestion de leur patrimoine.
  • pour éviter des restaurations lourdes a posteriori.


Il s'agit de :

  • repérer tous les facteurs potentiels ou effectifs de dégradation : conditions climatiques internes et externes, incendie, inondation, intrusion, infestation, contamination, qui peuvent engendrer à  terme des dégâts parfois irréversibles sur le patrimoine mobilier.

  • proposer des mesures visant à  améliorer les conditions de conservation et de sécurité des œuvres : entretien du bâtiment et des œuvres, surveillance et régulation du climat (humidité, température), contrôle de la luminosité, de l'accès, entre autres.


Il est toujours préférable d'intervenir avant la dégradation d'une œuvre, que la restauration ne pourra pas toujours ramener à  son état originel, et qui aura généralement un coût beaucoup plus élevé que celui induit par des mesures de conservation préventive bien pensées.


La restauration : comment faire ?

La CAOA constitue l'interlocuteur privilégié et réglementaire- pour tout projet de restauration (qu'il relaie ensuite selon les cas vers la Conservation régionale des monuments historiques et l'inspecteur territorialement compétent), émet un avis technique contraignant à  l'appui de toute demande de subvention auprès du Conseil départemental, et suit les chantiers de restauration.

Peintures murales, 19e s., Longpont-sur-Orges (CMH), restaurées par Marzena Staskiewicz, 2002-2003.Quelle que soit la nature juridique de l'objet à  restaurer (classé, inscrit ou non protégé), l'intervention à  mener doit être réalisée par des spécialistes confirmés, issus d'écoles ou d'organismes de formation agréés (comme l'Institut français de restauration des œuvres d'art , la maîtrise de sciences et techniques en conservation restauration de Paris I, les Ecoles d'art d'Avignon et de Tours), et qui respectent la déontologie propre à  la restauration patrimoniale : stabilité (non altération des matériaux employés), réversibilité (possibilité de revenir ultérieurement sur la restauration effectuée sans endommager l'œuvre) et lisibilité (visibilité des ajouts de la restauration par rapport à  la matière originale). Toute restauration doit également faire l'objet d'un rapport de restauration, comportant le descriptif des étapes de la restauration, les matériaux employés ainsi que des photographies illustratives.

La mise en sécurité d'une œuvre (fixation, installation d'une alarme) relève des mêmes contraintes.
>> Plus d'infos : www.ffcr.fr (site de la Fédération française des conservateurs restaurateurs).

En complément

DOCUMENTS


Outil d'auto-évaluation


Restaurations remarquables en images

Objets mobiliers classés

Objets mobiliers inscrits


CONTACT