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Cadre de vie

Les inondations

Le risque majeur prépondérant sur le département concerne la crue de la Seine, qui selon les caractéristiques de la crue centennale de 1910 toucherait directement en Essonne plus de 50 000 habitants et 1 800 entreprises pendant plusieurs mois avant le retour à  la normale.

Rue inondée avec des personnes sinistrées à  Epinay sur Orge en 1999

 

Certaines études estiment le préjudice économique à  l'échelle régionale a minima entre 10 et 12 milliards d'euros : en comparaison les inondations du Gard ont causé 500 millions d'euros de dommages. L'absence d'événements catastrophiques depuis de nombreuses décennies a peu à  peu gommé la conscience de ce risque chez les acteurs de la vallée de la Seine. Le caractère récurrent de la crue centennale (une chance sur cent de se reproduire chaque année), l'ampleur des enjeux ainsi que l'impossibilité physique de s'en prémunir en font cependant un enjeu crucial.

Le risque d'inondation est également très bien identifié sur d'autres cours d'eau du département. Au total, ce sont 80% des communes essonniennes qui sont concernées par ce risque.

Le lien ci-dessous présente les principales zones inondées par les crues des cours d'eau du département de l'Essonne. Les documents qui y sont associés ont pour objectif de sensibiliser sur la problématique "inondation", et d'apporter l'information préventive la plus complète possible compte tenu de l'état des connaissances.

lien vers les services de l'état - rubrique inondation


Les inondations des mois de mai et juin 2016

 

Les crues observées fin mai - début juin 2016 sont essentiellement dues à des précipitations exceptionnelles. Selon Météo France :

« Entre le samedi 28 mai et le mardi 31 mai, de nombreuses régions ont connu des cumuls de précipitations particulièrement importants, dans certains cas exceptionnels ». « Sur la période du 28 mai au 1er juin, les départements les plus affectés par ces fortes pluies ont été le Loiret, le Loir-et-Cher, le Cher, l'Essonne et l'Yonne. Sur tous ces départements, la quantité d'eau tombée en trois jours est sans équivalent sur la période 1960 à nos jours. De tels cumuls sont atteints en moyenne tous les 10 à 50 ans, localement tous les 100 ans ».

Ces journées sont venues s’ajouter à un mois de mai exceptionnellement pluvieux ce qui a fortement gonflé les cours d’eau du département.

En Essonne, on peut distinguer 3 catégories de réponse des cours d’eau.

- Les rivières du Nord du Département :

Les rivières de l’Yerres, l’Yvette et l’Orge dans sa partie aval ont très fortement et rapidement réagi. L’onde de crue a parcouru la vallée en 3 jours environ, la décrue étant amorcée généralement le jeudi 2 ou le vendredi 3 juin. Les crues ont été exceptionnelles, particulièrement pour cette saison : crue estimée d’occurrence 30 ans pour l’Orge, 50 ans pour l’Yvette et 100 ans pour l’Yerres.

 

- La Seine :

La crue de la Seine, gonflée par ses affluents en amont du bassin (Loing notamment), est passée avec un décalage d’environ une journée par rapport aux affluents cités précédemment. La Seine dans Paris a atteint 6,03 m à 15 h (station Paris-Austerlitz), une valeur proche de celle atteinte lors de la crue de 1982. La crue est qualifiée de crue de retour 20 ans.

 

- Les rivières du sud du Département :

La crue de la rivière de l’Essonne a présenté une configuration particulière : une crue majeure, d’occurrence au moins centennale était observée sur l’amont du bassin dans le Loiret dès le 31 mai La crue s’est déplacée lentement et les débits mesurés d’amont en aval se sont atténués dans le temps notamment grâce aux zones humides du fond de vallée qui ont pu écrêter les débits.

 

La rivière Juine a quant à elle a connu peu de débordements. Les plus importants se sont localisés sur le secteur aval : commune d’Itteville.

 

Le rôles des zones humides

Les zones humides jouent le rôle de réservoir naturel et contribuent ainsi à la prévention contre les inondations. Par leur capacité de rétention de l’eau et de par la présence de végétation, les zones humides diminuent l'intensité des crues, et, à l’inverse, soutiennent les débits des cours d'eau en période d'étiage (basses eaux).

Ces milieux naturels jouent également un rôle dans la stabilisation et la protection des sols : la végétation, adaptée à ce type de milieu fixe les berges, les rivages. Elle participe à la protection des terres contre l'érosion et freine la vitesse du courant en période de crues.

La crue de la rivière Essonne de juin 2016 a mis en évidence le rôle essentiel des Espaces naturels sensibles du Département et plus spécifiquement des marais de Fontenay-le-Vicomte et d’Echarcon qui ont laminé les débits de la rivière. Après avoir acheté ces terrains, le Département de l’Essonne a mené des actions de restauration et de valorisation écologique qui ont pu permettre le maintien des zones d’expansion de crues.

Pour en savoir plus :
Les marais pour se protéger des crues
Risque inondations, ayez les bons réflexes
Les Espaces Naturels Sensibles du département