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Cadre de vie

La question des eaux pluviales urbaines

Le ruissellement trop important d’eaux pluviales mène à des inondations et à des pollutions de la rivière. Il faut essayer de gérer ces eaux pluviales le plus près de l’endroit où elles tombent. Ces problèmes sont particulièrement présents en Essonne dans les parties fortement urbanisées.

Eau pluviale

Beaucoup de villes et de villages se sont implantés le long de cours d’eau pour des raisons économiques et de confort de vie. Puis, les villes ont la plupart du temps tourné le dos à ces cours d’eau car leur qualité se dégradait sous la pression de l’activité humaine. Cette démarche a abouti au busage de nombreux cours d’eau en Ile-de-France et en Essonne.

L’effacement de l’eau dans la ville a prévalu également pour la gestion des eaux de pluie. Ces dernières décennies ont vu le développement de grands réseaux de conduites pour évacuer les eaux de pluie ruisselant en quantité toujours plus grande devant l’urbanisation croissante et l’imperméabilisation des sols. De nombreux bassins de stockage d’eaux pluviales ont été créés pour éviter les inondations, dont certains aux proportions gigantesques peuvent stocker plusieurs milliers de m3. Ces bassins que l’on aperçoit souvent en bord de route ou de lotissement sont souvent des espaces perdus, non intégrés dans le paysage, dans une région où l’espace est précieux.

Les eaux ruisselant sur les voiries se chargent en pollution (poussières, hydrocarbures, huile moteur…) et peuvent polluer les milieux où elles sont rejetées, la plupart du temps un cours d’eau. Afin d’éviter cela, pour les plus gros collecteurs d’eaux pluviales, des unités de dépollution ont été installées, comme celle traitant les eaux avant rejet dans les lacs de Viry-Châtillon et Grigny.

Un changement s’opère dans la gestion de ces eaux de pluie en ville mais également en zone rurale ou péri urbaine, basé sur une idée simple : stocker et si possible infiltrer les eaux de pluie le plus près de l’endroit où elles tombent, et par un ensemble de techniques appelées techniques alternatives.

Pour être pleinement efficaces, il est plus simple d’introduire ces techniques au moment de la construction ou de l’extension d’un bâtiment, d’une route, d’un parking.De plus en plus de projets actuels illustrent cette volonté de faire réapparaître l’eau en ville, de nombreux petits aménagements peu spectaculaires (gestion alternative des eaux au niveau d’un lotissement par exemple, d’un parking) mais très efficaces s’ils sont généralisés.

 

Toiture végétalisée d'un collège
Toiture végétalisée d'un collège

Placette inondable à Villemoisson-sur-Orge
Placette inondable
à Villemoisson-sur-Orge

















Parking de centre commercial

La mise en oeuvre des techniques alternatives est encouragée par des aides financières du Conseil départemental et des autres financeurs (Agence de l'Eau, Conseil régional).