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Les inondations

Le risque majeur prépondérant sur le département concerne la crue de la Seine, qui selon les caractéristiques de la crue centennale de 1910 toucherait directement en Essonne plus de 50 000 habitants et 1 800 entreprises pendant plusieurs mois avant le retour à  la normale. L'épisode des inondations de juin 2016 nous a, malheureusement, rappelé ce risque.

Certaines études estiment le préjudice économique à  l'échelle régionale a minima entre 10 et 12 milliards d'euros : en comparaison les inondations du Gard ont causé 500 millions d'euros de dommages. L'absence d'événements catastrophiques depuis de nombreuses décennies a peu à  peu gommé la conscience de ce risque chez les acteurs de la vallée de la Seine. Le caractère récurrent de la crue centennale (une chance sur cent de se reproduire chaque année), l'ampleur des enjeux ainsi que l'impossibilité physique de s'en prémunir en font cependant un enjeu crucial.

Le risque d'inondation est également très bien identifié sur d'autres cours d'eau du département. Au total, ce sont 80% des communes essonniennes qui sont concernées par ce risque.


Le lien ci-dessous présente les principales zones inondées par les crues des cours d'eau du département de l'Essonne. Les documents qui y sont associés ont pour objectif de sensibiliser sur la problématique "inondation", et d'apporter l'information préventive la plus complète possible compte tenu de l'état des connaissances.

>> Site du Ministère sur le risque inondation 


Les inondations des mois de mai et juin 2016

Les crues observées fin mai - début juin 2016 sont essentiellement dues à des précipitations exceptionnelles.

Selon Météo France : "Entre le samedi 28 mai et le mardi 31 mai, de nombreuses régions ont connu des cumuls de précipitations particulièrement importants, dans certains cas exceptionnels". "Sur la période du 28 mai au 1er juin, les départements les plus affectés par ces fortes pluies ont été le Loiret, le Loir-et-Cher, le Cher, l'Essonne et l'Yonne. Sur tous ces départements, la quantité d'eau tombée en trois jours est sans équivalent sur la période 1960 à nos jours. De tels cumuls sont atteints en moyenne tous les 10 à 50 ans, localement tous les 100 ans".


Ces journées sont venues s’ajouter à un mois de mai exceptionnellement pluvieux ce qui a fortement gonflé les cours d’eau du département.

En Essonne, on peut distinguer 3 catégories de réponse des cours d’eau.

  • Les rivières du Nord du Département

Les rivières de l’Yerres, l’Yvette et l’Orge dans sa partie aval ont très fortement et rapidement réagi. L’onde de crue a parcouru la vallée en 3 jours environ, la décrue étant amorcée généralement le jeudi 2 ou le vendredi 3 juin. Les crues ont été exceptionnelles, particulièrement pour cette saison : crue estimée d’occurrence 30 ans pour l’Orge, 50 ans pour l’Yvette et 100 ans pour l’Yerres.

 

  • La Seine

La crue de la Seine, gonflée par ses affluents en amont du bassin (Loing notamment), est passée avec un décalage d’environ une journée par rapport aux affluents cités précédemment. La Seine dans Paris a atteint 6,03 m à 15 h (station Paris-Austerlitz), une valeur proche de celle atteinte lors de la crue de 1982. La crue est qualifiée de crue de retour 20 ans.

  • Les rivières du sud du Département

La crue de la rivière de l’Essonne a présenté une configuration particulière : une crue majeure, d’occurrence au moins centennale était observée sur l’amont du bassin dans le Loiret dès le 31 mai La crue s’est déplacée lentement et les débits mesurés d’amont en aval se sont atténués dans le temps notamment grâce aux zones humides du fond de vallée qui ont pu écrêter les débits.

La rivière Juine a quant à elle a connu peu de débordements. Les plus importants se sont localisés sur le secteur aval : commune d’Itteville.

 

Le rôle des zones humides

Les zones humides jouent le rôle de réservoir naturel et contribuent ainsi à la prévention contre les inondations. Par leur capacité de rétention de l’eau et de par la présence de végétation, les zones humides diminuent l'intensité des crues, et, à l’inverse, soutiennent les débits des cours d'eau en période d'étiage (basses eaux).

Ces milieux naturels jouent également un rôle dans la stabilisation et la protection des sols : la végétation, adaptée à ce type de milieu fixe les berges, les rivages. Elle participe à la protection des terres contre l'érosion et freine la vitesse du courant en période de crues.

La crue de la rivière Essonne de juin 2016 a mis en évidence le rôle essentiel des Espaces naturels sensibles du Département et plus spécifiquement des marais de Fontenay-le-Vicomte et d’Echarcon qui ont laminé les débits de la rivière. Après avoir acheté ces terrains, le Département de l’Essonne a mené des actions de restauration et de valorisation écologique qui ont pu permettre le maintien des zones d’expansion de crues.

L'inondation, sous quelles formes ?

L'inondation constitue le principal risque naturel majeur dans notre département. Au printemps 2016, 115 communes essonniennes ont été reconnues en état de catastraophe naturelle pour des inondations et coulées boueuses sur la période du 28 mai au 5 juin 2016 (arrêtés des 8 et 15 juin 2016).

Des débordements de plusieurs natures

Inondations par ruissellement

Les orages forts et localisés provoquent régulièrement des inondations par ruissellement, parfois sans qu'elles soient nécessairement proches des rus ou des zones naturellement humides. De nombreuses communes essonniennes ont subi ce type d’inondation, parmi elles, on compte les communes de Prunay-sur-Essonne, Saint-Sulpice-de-Favières, Boutigny-sur-Essonne, Sermaise, Videlles ou encore Gometz-le-Chatel. Ces inondations, soudaines et de courte durée, sont le plus souvent le fait d'une imperméabilisation excessive des bassins versants, ou proviennent du ruissellement agricole.

Inondations par débordement

En fonction de leur localisation, des orages de la même occurrence sont également susceptibles de provoquer des inondations par débordement sur des petits cours ou sur les affluents des rivières Essonniennes, qui du fait de leur morphologie réagissent brusquement aux fortes pluies (rivière Prédecelle en 2000, les rus de Montabé et du Vaularon, affluents de l'Yvette, en 2001, la Mérantaise à  Gif-sur-Yvette, en mai 2007). Les dommages sont quasiment toujours causés par une urbanisation mal maîtrisée, des bâtiments trop proches des cours d'eau, et une méconnaissance complète du risque.

Débordements des rivières de plaine

Lors des très longues pluies d'hiver, ou dans des cas de pluies intenses de grande ampleur, les débordements des rivières de plaine peuvent être similaires à l'épisode de crue survenue en Essonne au printemps 2016.

Crues débordantes de la Seine

Enfin, les crues débordantes de la Seine, qui peuvent survenir à  partir d'une occurrence de l'ordre de 35 ans sont à  classer à  part du fait de l'ampleur que peuvent prendre ces phénomènes. En la matière, il faut viser davantage à  réduire les dommages plutôt que d'empêcher la survenue du débordement.

Ces quatre grandes natures d'inondation montrent la diversité des risques encourus par les Essonniens. Cependant, quel que soit le degré de gravité des inondations qui peuvent survenir, les principes de lutte sont presque toujours identiques ; ils ne diffèrent que par l'échelle à  laquelle il doivent être mis en œuvre.

Les actions du Conseil départemental

Le Conseil départemental, dans le cadre de sa politique de l'eau, a pris l'initiative de renforcer son assistance technique et ses aides financières aux communes et aux syndicats de communes qui sont responsables de la gestion de ce risque. Partout ou cela est possible, l'action du Conseil départemental vise à  rechercher les solutions privilégiant les techniques de gestion de l'eau le plus en amont possible sur le bassin versant, parfois à  l'échelle parcellaire.

Ce sont les techniques les moins coûteuses et souvent les plus respectueuses de l'environnement. Dans les bassins versants ruraux, elles permettent d'accroître la biodiversité et d'améliorer les paysages.

Par ailleurs, en matière d'inondation, le risque zéro n'existe pas et lorsqu'il est nécessaire de réduire des débordements par une digue ou par un ouvrage hydraulique par exemple, il faut coupler cet aménagement avec une politique d'information et de sensibilisation des populations sur le risque résiduel qui n'est jamais totalement écarté.

Dans cette perspective, le Conseil départemental fonde ses interventions selon 3 principes. Il assiste et subventionne les collectivités pour les opérations suivantes :

Prévision des événements

  • les études et la mise en place de dispositifs de suivi permettant l'acquisition de données quantitatives relatives aux aléas et au fonctionnement des systèmes aquatiques,
  • les systèmes d'annonce de crue auprès des populations,
  • les études à  vocation de lutte contre les inondations et de diagnostic de la vulnérabilité,
  • l'assistance à  la constitution des documents qui confortent l'organisation des actions locales en cas d'inondation principalement. 

Prévention des inondations

  • la collecte alternative des eaux pluviales sur les bassins versant urbanisés (noues, fossés...),
  • les actions permettant de satisfaire des usages à  partir d'eaux de pluie, (usages arrosage, wc...),
  • la prévention des ruissellements sur les bassins versants non urbanisés (haies, bandes enherbées, micro-talus et diguettes),
  • le renforcement de l'inondabilité de zones naturelles d'expansion de crue,
  • la création, la réhabilitation et la télégestion d'ouvrages hydrauliques de gestion de la rivière.

Protection contre les inondations

  • le stockage des eaux pluviales issues de surfaces urbanisées,
  • le stockage d'eaux issues d'un cours d'eau dans des bassins créés en dérivation,
  • les opérations destinées à  limiter localement les débordement par des digues.


Culture du risque

En matière de lutte contre les inondations, le développement d'une culture du risque auprès des populations concernées est primordial. Dans le cadre de la consultation des Essonniens pour la mise en œuvre de l'Agenda 21 départemental, le sujet des inondations a été très souvent abordé et le Conseil départemental a décidé à  cette occasion à  mettre à  la disposition des Essonniens des cartes permettant de sensibiliser la populations aux risques encourues en fonction des territoire.

En complément

DOCUMENTS

Mieux connaître les inondations

 Comment m'informer sur les inondations ?

 Comment anticiper l'inondation pour protéger les siens et ses biens ?

 Que faire face au risque d'inondation ?

Source principale : www.prim.net  

Quand la Seine sort de son lit

Une crue de fleuve est un phénomène naturel qui peut avoir d'importantes répercussions sur les activités humaines, et ce malgré tous les aménagements réalisés en amont. L'exemple de la Seine en est un très frappant.

En janvier 1910, la région a connu l'inondation la plus importante du siècle. Qualifié de crue centennale, l'événement a paralysé l'activité de Paris et sa banlieue. Pendant plusieurs semaines, plus d'électricité ni de gaz, plus d'eau potable, des chaussées inondées, les réseaux de transport bloqués, des déchets qui s'accumulent sans pouvoir être éliminés,...

La décrue à  peine amorcée, l'heure est à  la désinfection, à  la lutte contre les risques d'épidémie, aux réparations et à  la remise en marche des transports et des services. Deux mois plus tard, les habitants retrouvent les pieds au sec et les activités reprennent leur cours normal. Au total, 400 millions de francs-or (plus d'un milliard d'euros) de dégâts.


Centennale = tous les ans une "chance" / 100

La probabilité annuelle pour qu'un événement de l'ampleur de la crue de la Seine de 1910 se reproduise est : 1 chance sur 100. L'accumulation de deux facteurs est nécessaire.

La première condition est l'incapacité de l'eau à  s'infiltrer dans les sols.
Pour cela, plusieurs causes sont possibles :

  • la saturation des sols comme pour l'inondation de 1910
  • des sols gelés comme pour la crue de 1955
  • des nappes phréatiques à  leur maximum 


La deuxième condition qui, ajoutée à  la précédente, déclencherait des crues concomitantes de la Seine et ses affluents, est d'intenses précipitations. Tous les spécialistes s'accordent à  dire qu'une crue de ce type se reproduira assurément. Mais impossible de prévoir exactement quand !


Faire face au risque

Aujourd'hui, le suivi des conditions météorologiques et des niveaux des eaux de la Seine et de ses affluents amont, permet aux services de l'État de prévoir une crue quelques jours à  l'avance. En prévention de l'arrivée d'un événement exceptionnel, la première ligne de défense du bassin de la Seine consiste en une série de quatre "lacs réservoirs", gérés par l'Institution des grands barrages de Seine (IIBRBS).

Ces ouvrages permettent de stocker des millions de mètres cube d'eau, ce qui pourrait diminuer la hauteur maximale de la crue (- 70cm au mieux), mais pas de l'empêcher.

 

Anticiper l'événement

La mise en œuvre d'ouvrages de protection est donc nécessaire mais pas suffisante. En cas de crue importante de la Seine, c'est plusieurs milliers d'habitations essonniennes qui seront directement touchées par la montée des eaux.

Afin que cet événement majeur ne devienne pas une catastrophe, et pour limiter les impacts sur les zones vulnérables, il faut dès aujourd'hui s'y préparer :

  • se rappeler des inondations passées
  • maîtriser l'urbanisation dans les zones inondables
  • réaliser des constructions adaptées qui résisteront mieux à  la montée des eaux
  • s'organiser en famille à  la survenue d'un phénomène important.


Pour résumer, réduire sa vulnérabilité en cas de crue, c'est développer la conscience et la culture du risque.


Les dates importantes de cette crue centennale
  • Novembre à décembre 1909 : des pluies importantes saturent le sous-sol de la région réduisant l'infiltration des eaux.
  • Du 18 au 21 janvier 1910 : des précipitations importantes provoquent une crue des affluents de la Seine (l'Yonne et la Marne).
  • 28 janvier 1910 : le pic de la crue est atteint. La Seine atteint le débit de 2400 m3/s alors qu'en temps normal le débit moyen est de 450 m3/s. La hauteur d'eau au pont de Corbeil-Essonnes est à  6.15m et à  8.62m à  l'échelle d'Austerlitz (échelle mesurant la hauteur d'eau dans le lit de la Seine, au quai d'Austerlitz). 
  • 16 mars 1910 : la Seine retrouve son lit normal.
  • Avril 1910 : le réseau de transport francilien est progressivement remis en service.

 

L'aménagement idéal pour se prémunir d'une crue

Voici quelques conseils d'aménagements de votre habitat pour réduire les dégâts en cas de crue.

Pour visualiser correctement cette animation, vous devez disposer sur votre ordinateur du lecteur Adobe Flash, gratuitement téléchargeable sur le site de l'éditeur.