Les paysages naturels

Quatre régions naturelles composent les paysages essonniens.

Le Hurepoix

Les vallonnements de cette région au relief marqué sont couverts de vastes massifs boisés (exemple : forêt de Dourdan).

L'Orge, l'Yvette, la Bièvres et la Rémarde s’écoulent dans des vallées encaissées. Leurs bassins versants ont conservé en amont des paysages pittoresques.

Le sous-sol, principalement argileux et sableux, est favorable au maraîchage et aux cultures florales. Quelques prés et vergers témoignent encore d’activités rurales traditionnelles. Les cultures céréalières et betteravières se localisent quant à elles sur les plateaux limoneux.


La Brie française

Cette micro-région correspond à la terminaison sud-occidentale d’un vaste plateau qui s’étend sur la majeure partie de la Seine-et-Marne. Très plate et peu élevée (80 m d’altitude), elle est entaillée par les vallées de l’Essonne, de l’Yerres et de la Seine. L’érosion provoquée par ces cours d’eau a mis à jour différents affleurements rocheux sur les versants (calcaires, meulière de Brie, marnes).

La grande culture est développée sur les sols limoneux des plateaux. Un réseau de mares et mouillères, autrefois beaucoup plus nombreuses, ponctue encore les exploitations agricoles.

Les quelques collines sableuses sont couronnées de boisements (exemple : butte de Vert-le-Grand…). En rive droite de la Seine, les sols pauvres et humides sont occupés par la forêt de Sénart.

Les basses vallées de l’Essonne et de la Juine sont occupées par de vastes marais tourbeux dont la valeur écologique est reconnue au niveau européen.


La Beauce

L'entablement de ce vaste plateau, dont l’altitude moyenne est d’environ 155 m, est composé par les calcaires dits d'Étampes.

Sur sa riche couche de "lœss" (limons éoliens déposés lors des dernières périodes glaciaires) se développe une agriculture intensive (betterave, céréales, maïs…). Les cultures sont irriguées par des forages puisant dans la nappe phréatique de Beauce. Dans le secteur de Méréville, de nombreuses cressonnières occupent les fonds de vallées.

Contrairement aux étendues monotones du Loiret et de l'Eure-et-Loir, la Beauce essonnienne reste relativement vallonnée. La rivière Juine, ainsi que ses affluents la Louette, la Chalouette et l’Éclimont, contribuent à diversifier ces paysages de grande culture.


Le Gâtinais Français

En limite avec le Loiret et la Seine-et-Marne, s’étend la partie occidentale du plateau du Gâtinais. Cette région préservée est traversée par les hautes vallées de l'Essonne, de l'École et par de nombreux vallons secs.

Les boisements y sont nombreux sur les versants sableux et les crêtes rocheuses. Ces forêts se rattachent au grand massif de Fontainebleau dont elles constituent la prolongation.

Des paysages pittoresques ponctuent les coteaux calcaires et les plateaux gréseux : des pelouses sèches et des landes à bruyères, qui abritent une grande richesse écologique (insectes, reptiles, orchidées…), témoignent de pratiques agricoles anciennes. Ces paysages typiques, constitués d’anciens pâturages ovins, sont aujourd’hui abandonnés et s’enfrichent progressivement.


En complément

DOCUMENTS


BIBLIOGRAPHIE