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Les enjeux du développement durable

Depuis plus de 10 ans, l’Essonne a engagé une démarche de développement durable se traduisant par un Agenda 21. Les actions au quotidien de la collectivité, son Schéma de transition énergie-climat ou encore le projet européen Climate, témoignent de la mobilisation du Département et de ses partenaires locaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et agir en faveur du climat.

Le Conseil départemental encourage par ailleurs les collectivités locales, les entreprises et le grand public à faire évoluer leurs pratiques quotidiennes en vue de solutions nouvelles porteuses de développement durable.


Contact

 

Mission Développement Durable et Europe

Conseil départemental de l'Essonne
Tél. 01 60 91 94 41
www.essonne21.fr


 

 

L'Agenda 21 de l'Essonne

Le Conseil départemental met aujourd’hui en œuvre avec ses partenaires (associations, collectivités, entreprises) la 3ème étape de l’Agenda 21 de l’Essonne, conformément à la délibération du 26 janvier 2015 portant sur le programme d'actions opérationnel 2015-2018.

L’Agenda 21 de l’Essonne, c’est :

  • près de 50 actions (dont 15 labélisées haute qualité développement durable et solidaire), portées par 23 pilotes différents, autour de 3 axes prioritaires :

    • éducation au développement durable,
    • transition énergie climat,
    • économie sociale et solidaire.

  • 9 réseaux d’échanges thématiques pour faciliter la diffusion des bonnes pratiques autour des enjeux suivants :

    • préservation du climat,
    • éducation au développement durable,
    • biodiversité en ville, o achats responsables,
    • culture pour tous, o prévention des déchets,
    • transition écologique des villes,
    • économie sociale et solidaire.

  • Un concours "Action pour la planète !" pour récompenser l’inventivité des essonniens en la matière.


Le rapport Développement Durable


Depuis le décret du 11 juin 2011, toute collectivité de plus de 50 000 habitants doit produire un rapport sur la situation du développement durable en son sein. Le Département en fait un instrument de suivi des démarches DD de la collectivité et du territoire essonnien, mais également un outil d'aide à la décision et de communication. Il souhaite à la fois montrer le chemin parcouru et dessiner une perspective de progrès tant en interne que sur le territoire départemental. Sur la base de cette "photographie", le Département invite les acteurs essonniens à faire de leur département un territoire toujours plus innovant en matière de développement durable et solidaire.

 

Historique de l'Agenda 21 essonnien


Le 1er Agenda 21 départemental (2002-2007) a été construit à partir du diagnostic vécu et des propositions des essonniens : 120 engagements de la collectivité suivis annuellement par l’observatoire participatif des engagements.

Le 2ème Agenda 21 du territoire essonnien a été élaboré à l’issue de 5 forums participatifs ayant réuni en 2007 plus de 300 acteurs socio-économiques. Les discussions se concentraient autour de 4 pôles : animation territoriale, territoires durables, vivre ensemble et innovation économique et sociale.

Cette 2ème étape associe l'ensemble des acteurs essonniens à cette dynamique pour qu'ils agissent directement ou collectivement. Le "Manifeste pour un développement durable et solidaire en Essonne" présente un état des lieux du territoire ainsi que les 17 objectifs stratégiques à la base de ce 2ème Agenda 21. Un comité des partenaires a ensuite labellisé les actions s’inscrivant dans cette stratégie partagée (219 actions en 2009, 69 en 2010, 114 en 2012).


La transition énergie-climat

L'effet de serre est avant tout un phénomène naturel indispensable à la vie, permettant de maintenir une température moyenne de 15°C à la surface terrestre. La communauté scientifique internationale, réunie au sein du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur le Climat (GIEC), constate que ce processus naturel est perturbé par les activités humaines et notamment la consommation de combustibles fossiles. 

Ces dernières entraînent, avec le développement de l'ère industrielle, une augmentation rapide et sans précédent des concentrations dans l'air des gaz à effet de serre. Si le phénomène se poursuit au même rythme, cela produira un réchauffement additionnel et accroîtra les risques d’impacts sévères, envahissants et irréversibles.
 

Mobilisation nationale et internationale

Face à ces enjeux, la France et la communauté internationale se mobilisent. Adoptée en 1992 à Rio, la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques précise qu'il est nécessaire de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique ». Adossé à la convention et adopté en décembre 1997, le Protocole de Kyoto impose des règles et des obligations juridiquement contraignantes pour les Etats en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre sous forme d'engagements chiffrés.

Depuis le 12 décembre 2015, l’accord de Paris de la COP 21 engage collectivement les 195 Etats signataires à "maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en deçà de 2 °C de réchauffement par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle" et de "poursuivre les efforts pour limiter cette augmentation à 1,5 °C".

Dans le nouveau paquet climat européen la Commission européenne affiche ses objectifs à l'horizon 2030 : une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40% par rapport au niveau de 1990, une part des énergies renouvelables portée à au moins 27% et un objectif de 30% d'efficacité énergétique.

En France, la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte décline ces objectifs pour les territoire français, en cohésion avec la stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable (SNTEDD) 2015-2020 adoptée en Conseil des Ministres le 4 février 2015. Les objectifs de la loi sont les suivants :

 

  • réduire de 40 % nos émissions de gaz à effet de serre en 2030 et les diviser par quatre en 2050 (facteur 4), par rapport à 1990 ;
  • porter la production d’énergie renouvelable à 32 % de notre consommation énergétique finale ; • plafonner à 63,2 GW la puissance nucléaire installée en France soit son niveau actuel ;
  • diminuer notre consommation d’énergie de 20% en 2030.

À l’heure de la nouvelle organisation territoriale, le Département accompagne les territoires dans la mise en place d’outils visant à réduire les émissions de GES, sur les domaines pour lequel il est compétent, notamment en œuvrant pour la solidarité et la cohésion territoriale.

Le bilan carbone du Département

Le Département utilise pour cela la méthode Bilan Carbone® développée par l'ADEME. Celle-ci permet aux collectivités locales et aux entreprises d'évaluer leur part de responsabilité dans l'émission de gaz carbonique (CO2) mais aussi dans celle des autres gaz à effet de serre (méthane, oxyde nitreux...) mentionnés dans les traités internationaux.

Chaque gaz émis dans l’atmosphère reste plus ou moins longtemps. La durée et la composition du gaz déterminent sa capacité à retenir les rayons infrarouges du soleil. On définit par ces propriétés son Pouvoir de Réchauffement Global (PRG). C’est en partie ce qui détermine les facteurs d’émission (équivalent carbone). Afin d’obtenir une mesure homogène de l’ensemble de ces gaz, il a été admis que tous les gaz seraient rapportés à un équivalent carbone.


Zoom sur le calcul de l'équivalent carbone

L'équivalent carbone se calcule de la manière suivante Équivalent carbone du gaz = poids du gaz (kg) X PRG à 100 ans X 0,274 Équivalent CO2 = EqC x 3.67 Le bilan carbone recense l’ensemble des activités sur un périmètre donné et lui associe des émissions en équivalent carbone.

Pour avoir une idée :

Suite au décret n°2011-829 du 11 juillet 2011, puis avec la loi "Transition Energétique pour une Croissance Verte" votée en août 2015, la réglementation impose aux collectivités de plus de 20 000 habitants la réalisation tous les trois ans d’un Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES) de leurs activités. Il doit être suivi de la mise en œuvre d’un programme d’actions visant à réduire ces émissions.

Pour les EPCI de plus de 20 000 habitants, ce programme d’actions est appelé Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Le Département de l’Essonne a pour sa part élaboré un Schéma départemental de transition énergie climat décliné en 5 grandes orientations stratégiques et visant à réduire les émissions générées par la collectivité.

Anticipant l’obligation, le Conseil départemental de l’Essonne avait, de manière volontariste, réalisé en 2008 un premier bilan des émissions de GES de son patrimoine et du territoire pour identifier les grands postes émetteurs de gaz à effet de serre. Il en a défini un programme de 42 actions institutionnelles. En 2013, le Conseil départemental a actualisé ce premier bilan afin d’ajuster le plan d’actions au vu des grandes tendances dégagées par les nouveaux résultats. En 2013, les émissions annuelles de GES induites par les activités du territoire de l’Essonne sont estimées à 11 200 kteqCO2. En interne, les émissions de GES du patrimoine, des services et des compétences du Conseil départemental ont été estimées à 75 500 teqCO2.


 

Les émissions de gaz à effet de serre en Essonne entre 2008 et 2013


Un comparatif des émissions sur le territoire entre 2008 et 2013 met en exergue une stabilité globale des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire. Une tendance à la baisse est notable, bien qu’encore insuffisante et inégale en fonction des grands postes suivis dans le bilan carbone. L’évolution du territoire sur ces dernières années montre :
 

  • une hausse de la population (+7% entre 2001 et 2011),
  • une hausse du parc de logements (+11% entre 2001 et 2011),
  • une hausse du parc de véhicules (+11% entre 2001 et 2011, stabilisé depuis 2008),
  • un développement de l’étalement, qui implique une hausse des distances moyennes parcourues en voiture (+5%).

Cette évolution sur le territoire est en partie contenue par :

  • la baisse des consommations de chauffage en moyenne dans les logements,
  • la hausse de l’usage des transports collectifs et des modes doux,
  • la baisse de la puissance moyenne des voitures du parc automobile,
  • la réduction relative de la production de déchets.

Comparatif "transport en voiture par les résidents du territoire" entre 2008 et 2013 sur le territoire essonnien (voir photo 3 du diaporama) :

  • 2.09* teqCO2 par habitant en 2008
  • 2.24* teqCO2 par habitant en 2013

Bien que de nombreux efforts soient menés pour réduire l’utilisation de la voiture, ce poste reste la principale source d’émission de Gaz à Effet de Serre par habitant sur le territoire et continue à augmenter depuis 2008. Les efforts doivent être poursuivis et multipliés par tous les acteurs compétents en matière de transports afin de contenir puis réduire l’utilisation de la voiture.

Comparatif "résidentiel" 2008 et 2013 (voir photo 3 du diaporama)

  • 1.69* teqCO2 par habitant en 2008
  • 1.46* teqCO2 par habitant en 2013

La baisse de la consommation d’énergie des ménages pour le chauffage réduit les émissions de Gaz à Effet de Serre sur ce poste.

Comparatif "déchets" 2008 et 2013 (voir photo 3 du diaporama)

  • 0.25* teqCO2 par habitant en 2008
  • 0.15* teqCO2 par habitant en 2013

Bien que le traitement des déchets représente un faible poste d’émission, les deux bilans montrent une réduction importante de cette activité reflétant les fruits de la mobilisation de l’ensemble des acteurs du territoire pour limiter la production de déchets.

De manière globale, chaque habitant en 2008 était émetteur de 9.29* teqCO2 et en 2013 de 9.19* teqCO2. Le territoire de l’Essonne a réussi à devenir plus efficient en carbone sur son territoire. Les efforts doivent donc être poursuivis ces prochaines années et les actions du Plan Climat Énergie de Territoire plus ambitieux pour répondre aux enjeux nationaux et européens.

* Données de population utilisée pour effectuer les mesures d’efficience par habitant (source INSEE) Population départementale en 2008 : 1 205 850 habitants - en 2013 : 1 215 340 habitants


En 2016, le Conseil départemental de l’Essonne a actualisé l’évaluation de ses émissions de Gaz à Effet de Serre, mais uniquement sur le volet patrimoine compétences et services de la collectivité (sur le territoire, les données sont basées sur des statistiques non spécifiques à l’Essonne et non mises à jour depuis 2013).

Les résultats du Bilan Carbone® 2016 (réalisé sur les données de 2015) du Département sont donc de 78 500 teqCO2 soit du même ordre de grandeur que le précédent bilan. Ils confortent le travail engagé par le Conseil départemental mais montrent la nécessité de renforcer les actions. Il est maintenant nécessaire de développer l’information vers les acteurs et les citoyens, de mobiliser plus largement le territoire pour répondre aux objectifs nationaux et européens d’ici 2030 à savoir de réduire les émissions de GES de 40% et de mettre en œuvre le Schéma départemental pour la transition énergie climat de l’Essonne.

Bilan carbone 2016

 

Plan énergie de l'Essonne

Adopté en 2010, le Plan climat énergie de l'Essonne 2010-2014 a constitué un premier pas décisif dans la lutte contre l’augmentation des gaz à effet de serre. Il s'est organisé autour des trois leviers dont dispose le Département pour mettre en mouvement les acteurs essonniens : l'exemplarité, le rôle d'incitateur et le rôle d'animateur.

Structuré autour de 7 thématiques (bâtiment/énergie, déplacements/mobilité, achats/consommation/déchets, activités économiques, agriculture/biodiversité, urbanisme/aménagement du territoire, animation), il met en cohérence l'ensemble des actions contribuant à la réduction des gaz à effet de serre essonnienne et à l'adaptation du territoire à l'impact du changement climatique.

Projet Climat

Le projet Climate ("Changing LIving Modes : Acting in our Territories for the Environment") issu de ce premier plan d'actions a obtenu en 2010 le soutien du programme LIFE, pour un montant de 783 902 €. Il vise à montrer "comment un Département peut créer des effets d'entraînement sur son territoire pour réduire, avec les acteurs locaux, les émissions de gaz à effet de serre". Ce projet s'est déroulé de 2010 à 2014. Compte tenu de sa proximité avec les partenaires locaux, le Conseil départemental, joue un rôle d'animateur et d'incitateur sur le territoire essonnien, en s'attaquant aux multiples dimensions de la réduction des émissions de Gaz à effet de serre.

Fort des résultats du Bilan Carbone 2013 et au vu des compétences du Département, 5 grands axes émergent pour atteindre les objectifs de la Loi de transition énergétique pour la croissance verte (ils sont regroupés autour du schéma de transition énergie climat départemental) :

 

  • Energie et patrimoine
    Le volet interne de la collectivité repose sur la politique bâtimentaire via un schéma directeur de l’énergie et la relance d’une politique route pour le réseau routier départemental.
  • Éco-mobilité Une politique de plan de déplacement des agents (covoiturage, renforcement de l’usage du vélo etc) est impulsée afin de proposer des actions visant à la fois l’accessibilité, le changement de pratiques, l’exemplarité et la sécurité routière.
  • Lutte contre la précarité énergétique
    L’accompagnement des ménages les plus vulnérables et le soutien à la rénovation énergétique de l’habitat social et privé (via la plateforme "Rénover Malin", les chèques éco énergie 91 etc) sont les principaux objectifs du Plan de lutte contre la précarité énergétique.
  • Politique environnementale liée à la biodiversité, à la réduction des déchets, à la préservation de la qualité de l’eau et aux risques naturels
    Le plan Environnement comprend entre autres la politique départementale de l’eau pour la préservation de la ressource, la prévention déchets, la prévention des risques naturels liés aux changements climatiques (inondations, sécheresse...) ; il promeut également les aménagements intégrant les évolutions futures du climat.
  • Éco-responsabilité interne des collectivités Vers un administration responsable (achats durables, formation aux éco gestes professionnels des agents, événementiel éco responsable..) et appui aux dynamiques et projets en faveur de la transition énergie-climat vers les communes et établissements publics intercommunaux.


Le Département au quotidien

Le Conseil départemental mène des actions très concrètes pour réduire son empreinte carbone et développe des pratiques exemplaires. Lors du premier Agenda 21 une dynamique d’éco-responsabilité interne au Conseil départemental a été mise en place.

Cette politique est aujourd’hui renforcée autour de différentes actions :

  • des ateliers participatifs internes qui ont conduit à la réalisation d’un guide de l’éco-responsabilité réalisé par les agents (Consulter le guide des bonnes pratiques [pdf]),
  • la création d’une identité visuelle propre à l’Eco-responsabilité interne ("une mascotte chouette") associée à tous les éléments de communication sur cette thématique,
  • des ateliers à destination des agents à l’occasion de la semaine nationale puis européenne du développement durable (Mission Développement Durable et Europe),
  • des jeux concours, comme la participation de la Mission à la valorisation du développement durable au concours "Master Chefs" portés par des Chefs de la restauration scolaire dans les collèges,
  • l’appui de la Mission lors de la semaine européenne de la mobilité (le Conseil départemental organise une journée autour des sujets liés à la mobilité durable),
  • un module dédié aux "éco gestes professionnels" est organisé dans le cadre de la formation aux agents du Conseil départemental.

 

Education au développement durable

Enfin le Département mène une politique volontariste en matière d’éducation au développement durable dans les collèges. Il finance des projets réalisés par les enseignants, les élèves et le personnel des établissements.

Le "guide d’éducation pour un développement durable en Essonne [pdf]" s’adresse notamment aux établissements scolaires mais aussi à toute structure d'éducation populaire d'Essonne. Il campe les bases de l'éducation pour un développement durable : ses valeurs, ses objectifs, sa méthodologie. Il contient également un annuaire de potentiels partenaires dans vos démarches d'EDD.

Inciter les pratiques innovantes

Le Conseil départemental incite les acteurs locaux mais aussi les particuliers à développer des pratiques innovantes en matière de développement durable et facilite leurs démarches. Il s’appuie sur plusieurs leviers :

 

  • Le concours "Action pour la planète !", qui valorise les initiatives éco-citoyennes des Essonniens. Il met en lumière et récompense l’engagement des Essonniens pour améliorer l’environnement et le cadre de vie, consommer responsable, mieux vivre ensemble, et surtout donner à chacun l’envie d’agir.
    >> Vidéo de l'école de Baulne, 1er lauréat 2016 du Concours "Action pour la planète !"
    >> Retour sur les lauréats 2016 [pdf]
    >> actionplanete.essonne.fr
  • Une activité de Conseil aux porteurs de projets (collectivités, professionnels, particuliers) par le biais de la matériauthèque écologique.
  • L’éco-conditionnalité des aides dans les contrats de territoire : Le référentiel "construire et subventionner durable".
    >> plus d'infos sur le référentiel Construire et subventionner durable
  • La promotion des énergies renouvelables (biomasse, géothermie, méthanisation) auprès des maîtres d'ouvrages essonniens.
  • L’accompagnement des ménages en situation de précarité énergétique et l’amélioration des performances énergétiques du parc de logements sociaux.
  • La promotion des mobilités durable par le co-voiturage, l’incitation à la pratique du vélo et des conseils en mobilité, l’aide à la structuration des éco-filières et de l'éco-innovation dans les secteurs de l'habitat durable, des énergies renouvelables, de la qualité de l'air et du climat, ou la valorisation des déchets.

 

Les élus s'engagent pour la transition énergétique

Au sein de la collectivité, les élus départementaux œuvrent chacun dans leurs délégations aux mutations indispensables pour nos territoires. Ils sont ainsi mobilisés pour relever les multiples défis de la transition énergie-climat : éco mobilité, économies d’énergie et énergies renouvelables dans nos bâtiments, lutte contre la précarité énergétique, consommation responsable et lutte contre le gaspillage, trame verte et bleue, prévention des risques.

Ils s’attellent également à renforcer la cohésion sociale au sein du département, en respectant les spécificités de chaque territoire.

 

  • Déchets : dans le cadre de la Charte départementale de prévention des déchets puis la démarche "Territoire zéro gaspillage, zéro déchet".
    >> Plus d'infos sur cette démarche
  • Aménagement du territoire et urbanisme : centre de ressources sur la ville durable à la Maison Départementale de l'Habitat.
  • Accompagnement technique auprès des collectivités qui souhaitent engager une démarche d’Agenda21.
  • Énergie : par l’animation du réseau climat essonnien. Il se décline en deux volets : des temps d’échanges "grands formats" copiloté avec l'Etat, l'Arene Ile- de-France et l'ADEME visant à réunir les collectivités essonniennes autour de sujets climat/énergie ; des temps d’échange en effectif restreint avec les chargés de mission PCAET de l’Essonne.
  • Innovation durable : par le prix de l’innovation durable. Depuis 2013, le prix de l’innovation durable déniche et valorise les initiatives innovantes des créateurs d’entreprise, étudiants, associations etc. faisant converger innovation sociale, préservation de l’environnement et création d’emplois locaux.
    >> Tout savoir sur le prix de l’innovation durable
    >> Découvrez les lauréats de l'édition 2013
    >> Découvrez les lauréats de l'édition 2014
    >> Découvrez les lauréats de l'édition 2015
    >> Découvrez les lauréats de l'édition 2016

 

Construire et subventionner durable

Le Département de l’Essonne prépare l’avenir et fixe des objectifs de développement durable pour son propre patrimoine. Il s’appuie sur le référentiel "Construire & subventionner durable" mis au point avec le soutien du programme européen LIFE+. Dans le cadre de sa politique contractuelle, il incite les collectivités à contribuer à la transition énergie-climat du territoire essonnien, en respectant ce même référentiel pour leurs opérations.

Le référentiel "Construire et subventionner durable" est applicable à toutes les opérations de construction ou de réhabilitation lourde des bâtiments, espaces publics et voirie réalisées sous maîtrise d'ouvrage départementale ou financées par le Département, d'un montant supérieur à 100 000 € H.T (500 000 € HT pour la voirie).

Il permet à chaque maître d’ouvrage, après un pré diagnostic de développement durable abordant les choix énergétiques, l'intégration dans l'environnement ou la prise en compte des besoins des occupants, de se fixer des objectifs quantitatifs qui pourront être suivis tout au long du déroulement du projet (phases de consultation, conception, travaux, exploitation). Un bilan à la réception des travaux vise à capitaliser sur les bonnes pratiques de l'opération en matière de construction durable.

Afin d'aider les collectivités à remplir ces divers documents, deux guides ont été rédigés à leur intention:

 

Pour vous aider...

La Maison départementale de l'Habitat à Evry (contact au 01 60 8718 70) constitue, avec ses partenaires (CAUE, SOLIHA, CRPVE, ADIL) mais aussi son espace de conseil Essonne Info Energie, sa matériauthèque écologique et son programme de conférences, un véritable centre ressource sur la ville et l'habitat durable. Elle dispose de nombreuses informations qui vous aideront dans vos projets : étude sur le potentiel géothermique en Essonne, guide des matériaux sains, jardin écologique...


Le projet Climate

12 actions du Plan Climat du Conseil départemental sont financées par la Commission européenne, grâce à une subvention du programme Life+ en faveur de l’environnement. Elles forment le projet CLIMATE (pour "Changing LIving Modes : Acting in our Territories for the Environment"), qui s'est donné comme objectif de réduire de 25% les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020.

La subvention LIFE+ de 783 902€ représente 50% des dépenses prévues sur le projet, le Département finançant lui-même les 783 902€ restants.

Aider les essonniens à réduire leurs émissions

Le Conseil départemental a développé des outils pour aider les essonniens à participer à la réduction de leurs émissions :

 

  • la matériauthèque de la Maison départementale de l'habitat, lieu ressources sur les éco matériaux comprenant des maquettes,
  • une Vitrine des Energies en Essonne présentant les réalisations en termes de production d’énergies renouvelables, d’isolation de bâtiments mais aussi de transport doux sur le territoire de l’Essonne (les particuliers, collectivités, entreprises, associations, bailleurs du territoire sont invités à enrichir cette base de données de leurs propres réalisations),
  • une centrale de mobilité, MobilEssonne, pour aider chacun à faire les bons choix en matière de déplacement,
  • une exposition sur 10 opérations de logement social exemplaire en matière de développement durable,
  • des ateliers et une exposition sensibilisant les collégiens à la construction durable,
  • des outils de sensibilisation sur les consommations d'énergie et d'eau,
  • des outils simplifiés pour aider les collectivités à développer des démarches de qualité environnementale dans leur bâtiment,
  • une assistance et un guide sur la construction durable pour les bailleurs sociaux dont les projets sont soutenus par le Département,
  • des formations des travailleurs sociaux et des familles sur les éco-gestes.

Il met également en œuvre des actions internes sur ses propres émissions (expérimentation d'une comptabilité carbone, formation des agents départementaux à l’analyse de la durabilité des opérations de construction et de rénovation subventionnées).

Après 3 ans d'investissement dans ce projet, et dans la perspective de la Conférence Paris Climat 2015, le Conseil départemental a organisé une conférence basée sur 4 tables rondes réunissant experts et décideurs. Il s’agissait de faire le point sur les leviers d'actions des territoires.

Cette journée, inscrite dans le cadre de la semaine européenne de l'énergie, a eu lieu le 26 juin 2014 à l'Institut d'optique de Palaiseau et a donné lieu à des actes disponibles en français et en anglais ainsi qu'un Cahier de l'Essonne.

Cinq axes de travail

Le projet vise la réduction des émissions de gaz à effet de serre via 5 volets thématiques :

 

  • Développer des éco-activités en Essonne
    Une structure de gouvernance locale, NOVAGREEN, a été créée avec en ce sens avec les acteurs économiques. Elle a pour objectif d'impulser une dynamique territoriale, notamment autour des énergies bas-carbone et de la gestion innovante des déchets...
  • Favoriser l'utilisation des techniques d'habitat durable
    Il s’agit de sensibiliser l'ensemble des acteurs du territoire aux techniques d'habitat durable via La mise en place d'une matériauthèque écologique au sein de la Maison Départementale de l'Habitat (MDH) et Une Vitrine des Energie en Essonne (VEE) en ligne .
  • Informer les citoyens sur les modes de déplacement alternatifs à la voiture en "solo"
    Le Département a mis en place une centrale de mobilité « MobilEssonne » mettant à disposition des essonniens une plateforme d'information sur les transports collectifs, les modes actifs (deux roues, marche à pied...), le covoiturage sur Internet de type participatif en ligne...
  • Lutter contre la précarité énergétique
    Le Département agit ici de manière préventive sur les causes de la précarité énergétique dans l'habitat via des actions de sensibilisation aux changements de comportements des occupants, une incitation à l'amélioration des performances thermiques du bâti.
  • Réduire les émissions de GES en interne
    Le Conseil départemental a un rôle incitateur sur le territoire en matière de qualité environnementale des bâtiments et met en place le référentiel "Construire et Subventionner Durable". Il est appliqué à l'ensemble des opérations pour lesquelles le Département est maître d'ouvrage. Le Département déploie également un logiciel de suivi des émissions de GES et des coûts associés, induits par son patrimoine et les services dont il a compétence : Alliance Carbone.

Enfin parce que l'éducation au développement durable s’inscrit sur le long terme, des actions de sensibilisation sur la construction durable et les questions énergétiques sont mises en place à destination des collégiens.

Un projet transversal

De nombreuses directions sont mobilisées dans ce projet. Le projet CLIMATE balaie l’ensemble des thématiques liées à l’énergie : l'innovation et les éco-activités, la mobilité, la précarité énergétique, la construction durable, l’exemplarité, l’éducation, sont autant d’axes à développer de manière continue, afin de générer des impacts durables à moyen et long terme sur le territoire. Cette transversalité des actions menées a nécessité un pilotage collaboratif tout au long du projet (comités techniques permettant des passerelles entre les actions, site collaboratif interne).

La multiplicité des acteurs impliqués dans le projet a demandé un suivi administratif et financier minutieux adapté aux différentes procédures des directions de la collectivité. Une communication interne régulière a mobilisé de nombreux agents sur les enjeux du projet CLIMATE. Une large communication externe nationale et départementale contribue à faire évoluer les pratiques de la collectivité et de ses partenaires.

Évaluation  In itinere

En tant que projet de démonstration, la mise en œuvre de CLIMATE est doublée d’une évaluation "in itinere". Un outil d’évaluation ex ante, dont la mise au point a été confiée à un prestataire en début de projet, a permis d’assurer un suivi du projet et d’en faire une évaluation ex post.

Ces outils ont été actualisés par chaque chef de projet à chaque fin de semestre. Une évaluation finale a été réalisée en interne à l’issue de la démarche. Un bilan carbone du territoire et de la structure a été réalisé en 2013 pour estimer l'évolution des émissions de CO2 induits par les activités du territoire essonnien.

Les actions proposées dans le projet constituent des leviers majoritairement indirects pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire, puisqu'elles visent avant tout à favoriser de nouveaux comportements sur un public externe au Département (habitants, entreprises, communes, bailleurs sociaux...). Les effets produits seront donc mesurables sur le long terme. Le niveau territorial intermédiaire pour mettre en œuvre ces actions s’est avéré pertinent car il est suffisamment large pour produire un réel impact et suffisamment proche pour toucher plus facilement le public.

>> Consulter l'ensemble des éléments de l'évaluation [pdf].


Le Département s’est engagé à poursuivre les actions CLIMATE après la fin du projet. Le document de communication AFTER LIFE récapitule les perspectives des services pour poursuivre la valorisation de leurs actions.


Le budget du projet Climate

 

Tableau prévisionnel Budget

Tableau Final budget
*volet 2 supprimé lors de la candidature

Le budget du projet avait été assez bien calibré par volet d’action. Le temps humain a en revanche été largement sous-estimé. De nombreuses actions ont en effet nécessité un investissement humain plus important pour faire face aux nombreux imprévus.